Au Liban, des médias et des miliciens financés par le "gars libanais de l’AIPAC" poussent Beyrouth aux mains d’Israël.
Alors que l’occupation israélienne meurtrière du sud du Liban se poursuit, le fabuleux banquier devenu "philanthrope" Antoun Sehnaoui a constitué un réseau d’opérateurs d’affaires et de médias à Washington – ainsi qu’une escouade de voyous chrétiens fascistes à Beyrouth – dédiés à faire le sale boulot d’Israël.
Fin juillet 2026, le quotidien libanais
@orient_today exposé un riche héritier bancaire nommé Antoun Sehnaoui a été l’un des moteurs des récents efforts visant à pousser le pays à normaliser ses relations avec Israël, alors que l’État d’apartheid continue d’occuper des centaines de kilomètres carrés du sud du Liban (près de 10% du territoire libanais)
Selon L’Orient, Sehnaoui cherche désormais activement à manipuler l’opinion publique libanaise en finançant généreusement des médias locaux, dont le francophone Ici Beyrouth, le journal anglophone This Is Beirut et Hunna Lubnan en arabe. Le rapport s’appuyait également sur des rapports locaux indiquant que le mystérieux Sehnaoui maniait une milice chrétienne fasciste pour protéger son empire bancaire et sa réputation.
Après la diffusion fin juillet 2026 de photos montrant le financier en train de s’amuser avec le Premier ministre israélien et fugitif international
#NetanyahuTerrorist #NetanyahuGenocida lors d’un rassemblement privé à Washington DC, Sehnaoui a été publiquement dénoncé par son oncle comme un outil volontaire d’Israël. Bien qu’actuellement recherché pour être interrogé par les forces de l’ordre au Liban, où s’associer directement avec des Israéliens est passible de sanctions légales, Sehnaoui s’est imposé comme l’homme derrière le rideau du gouvernement libanais, injectant argent et main-d’œuvre dans le dangereux théâtre de normalisation de Beyrouth avec Israël.
Le banquier et le converti:
Bien avant ses débuts en tant que défenseur public du sionisme, Antoun Sehnaoui était connu dans tout le Liban à la fois pour sa richesse considérable et sa tendance à servir de faiseur de rois parmi les partis de droite au service de la minorité chrétienne libanaise. Lorsque l’économie libanaise s’est effondrée en 2019, après qu’il est devenu évident que la classe bancaire du pays menait en fait un système pyramidal parrainé par l’État, Sehnaoui est devenu le visage d’une élite libanaise amorale qui a réussi à extraire plus de 15 milliards de dollars du pays grâce à leurs liens avec la banque centrale libanaise. Alors qu'il était refusé pour les habitants libanais de retirer de l'argent dans les banques, que les comptes bancaires étaient vides, il a été révélé que des milliards étaient acheminés à l’étranger via la Banque Richelieu France, propriété de Sehnaoui. Si le nom de Sehnaoui déclenche une réaction aussi immédiate, c’est qu’il reste intimement lié à la crise bancaire libanaise. Sur son propre site, il se présente comme directeur général de la SGBL et investisseur dans plusieurs secteurs, dont les médias. Or, dans l’opinion, il incarne aussi un système bancaire accusé depuis 2019 d’avoir gelé de fait l’accès des déposants à leurs fonds en devises. Reuters rappelait en mars 2022 que la crise avait privé la plupart des épargnants de l’accès normal à leurs dépôts en dollars.
Depuis, Sehnaoui a eu une relation amoureuse avec l’ancien représentant spécial du président américain Donald Trump pour le Liban, la sioniste Morgan Ortagus. Ortagus, ancienne chrétienne évangélique passée convertie au judaïsme, est une sioniste fanatique qui exhibe son idéologie avec ses choix de bijoux. Fin 2024, après avoir été choisiee comme envoyé de Trump au Liban par Steve Witkoff, Morgan Ortagus suggéré aux dirigeants militaires israéliens qu’ils attaquent les funérailles de 2024 du secrétaire général assassiné du Hezbollah, Hassan Nasrallah, au stade Sports City à Beyrouth. Israël a finalement décidé de procéder à un survol intimidant des funérailles plutôt que de lancer une attaque qui aurait tué des milliers de civils.
i24news.tv/en/news/middle-ea…
dearborn.org/preview/israeli…
En avril dernier 2026, à Washington DC, au cœur des discussions entre le Liban et Israël, Morgan Ortagus a présenté Sehnaoui lors de la "Journée du souvenir" du Musée commémoratif de l’Holocauste, où le nom de Sehnaoui a été inscrit sur le mur des donateurs de l’institution. Le musée indique que l’inscription sur son Donors Wall correspond à des dons d’au moins 50.000 dollars.
Dans des propos révélateurs, Morgan Ortagus a loué la famille de Sehnaoui comme des "sionistes chrétiens engagés" qui l'avaient "formée à être un soutien de l’État d’Israël et du peuple juif". Elle a ensuite exprimé volontairement son avis que "ce qu’Antoun [Sehnaoui] fait aujourd’hui est techniquement illégal au Liban".
Lz mot "sioniste" revient partout autour du nom de Sehnaoui. Il ne s’agit pas d’un qualificatif neutre au Liban. C’est un marqueur hautement conflictuel, surtout dans un pays qui reste formellement en état d’hostilité avec Israël et où beaucoup considèrent toujours Israël comme un ennemi, plus encore au moment où l’armée israélienne bombarde quotidiennement le territoire libanais.
L’un des avocats libanais qui a demandé un mandat d’arrêt contre Sehnaoui après sa rencontre à Washington DC avec
#NetanyahuTerrorist #NetanyahuGenocida en juillet 2026, a déclaré que Sehnaoui est désormais crédiblement accusé de conspirer pour forcer le Liban à se soumettre à la volonté d’Israël "en utilisant l’argent qui a été volé par les banques au peuple libanais".
thenationalnews.com/news/men…
L’aube d’un empire médiatique:
Un examen des entreprises médiatiques découvertes par L’Orient confirme que l’empire médiatique de Sehnaoui n’est guère plus que des usines de propagande pro-israélienne à peine déguisées. Beaucoup des employés de
@ThisIsBeirut_ travaillent ouvertement à l’aide d’influenceurs israéliens comme la Foundation for Defense of Democracies (FDD) et le Washington Institute for Near-East Policy (WINEP).
en.wikipedia.org/wiki/The_Wa…
Notez bien que WINEP a été créé en 1985 avec le soutien du American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) et le financement de nombreux donateurs de l’AIPAC, afin de fournir des recherches de meilleure qualité que les propres publications de l’AIPAC. John Mearsheimer et Stephen Walt ont décrit WINEP comme "faisant partie du noyau" du lobby israélien aux États-Unis.
Le principal des influenceurs pro-Israël employé par les médias détenus par Sehnaoui, est le chroniqueur Hussain Abdul-Hussain, un ancien musulman chiite qui s’est d’abord fait connaître comme le visage d’Alhurra Iraq, un réseau arabe de satellites financé par les États-Unis lancé par Washington pour promouvoir des récits alignés sur l’Occident en Irak après leur invasion catastrophique. Abdul-Hussain travaille également comme soi-disant "chercheur" au FDD. Le think tank FDD qui était dénoncé par un haut responsable militaire et du renseignement israélien en 2017, pour être co-conspirateur dans un complot mené par le gouvernement israélien visant à espionner les critiques du régime d’apartheid sur le sol américain. En fait, FDD est issu d’une organisation appelée EMET, qui Résumé sa mission dans ses documents fondateurs : "améliorer l’image d’Israël en Amérique du Nord".
youtube.com/watch?v=3lSjXhMU…
slate.com/articles/news_and_…
La tradition de collaboration avec des agents israéliens semble s’être poursuivie à
@ThisIsBeirut_ , qui a co-organisé un panel avec
@MIND_ISRAEL – un think tank israélien fondé par l’ancien chef du renseignement militaire israélien Amos Yadlin – lors de la conférence sur la sécurité de Munich 2026. Les médias israéliens ont loué le sommet militaro-industriel "Premier panel civil libano-israélien" présenté comme une "étape significative" vers la normalisation entre la puissance occupante israélienne et ses victimes "L’événement, intitulé "Conversation sur l’intégration régionale : perspectives au Moyen-Orient", a examiné le Liban et Israël dans le sillage de la guerre de Gaza".
jpost.com/israel-news/articl…
Fondée en 2023 et relancée en juin 2026,
@ThisIsBeirut_ a exploité le financement généreux de Sehnaoui pour constituer une équipe de rêve sioniste composée de chiites libanais, d’anciens responsables du gouvernement américain et d’influenceurs et journalistes pro-Israël dévoués. Son effectif inclut Seth J. Frantzman, un commentateur américano-israélien qui travaille pour le
@Jerusalem_Post israélien d’extrême droite et contribu au FDD. Le média anglophone de Sehnaoui a également recruté sa journaliste Claudia Groeling auprès de WINEP, un groupe de réflexion sioniste fondé par l’AIPAC pour donner une apparence académique aux efforts agressifs de lobbying américain d’Israël.
fdd.org/team/seth-j-frantzma…
huffpost.com/entry/does-pbs-…
La page "A propos" de
@ThisIsBeirut_ ne mentionne pas le rôle de Sehnaoui dans le financement de la publication. Au contraire, les journalistes se décrivent comme "indépendants et non partisans, mais pas neutres : nous ne tolérons pas les violations des droits de l’homme, de l’intégrité ou de la souveraineté des individus et des États". Cependant, leur refus de tolérer les violations de la souveraineté des États ne semble pas s’appliquer au régime israélien – qui occupe violemment environ 10% du territoire souverain libanais actuellement.
thisisbeirut.com.lb/about
Quand ce n’est pas la simple régurgitation des communiqués de presse de l’IDF,
@ThisIsBeirut_ fait fréquemment allusion à la "paix" avec Israël, un procédé rhétorique courant utilisé par les partisans de liens plus étroits entre Beyrouth et Tel Aviv. "Nous aspirons à la paix entre le Liban et Israël", écrivent-ils. Au lieu de couvrir l’occupation du sud du Liban par l’État d’apartheid, "nous visons à dénoncer le terrorisme" – en nous concentrant sur ce qu’ils appellent "les réseaux terroristes iraniens au Liban et dans la région".
thisisbeirut.com.lb/news/pol…
Le teaser pour un tribune du 4 août 2026 par Abdul-Hussain a été particulièrement explicite dans sa promotion de la collaboration avec l’armée israélienne : "Quiconque reconnaît le Hezbollah comme la menace suprême doit faire cause commune avec toute force pouvant aider à le démanteler".
thisisbeirut.com.lb/opinion/…
Si l’en-tête du groupe ou sa propre description laissaient en question ses penchants sionistes, un simple coup d’œil à leur liste d’interviewés dissipe tout doute restant. Sujets récents incluent Hagar Chemali, cofondatrice de "l’Alliance pour la paix Liban-Israël" et ancienne fonctionnaire du département du Trésor américain, connue pour avoir appelé ses anciens collègues afin de plaider en faveur de sanctions plus strictes contre le Hezbollah. Chemali s’est décrite elle-même comme une "sioniste libanaise" et une "Bonne amie" du partenaire romantique de Sehnaoui, la sioniste fanatique Morgan Ortagus.
thisisbeirut.com.lb/features…
jewishinsider.com/2026/06/ha…
x.com/HagarChemali/status/20…
La mission de plier Beyrouth à la volonté de Tel Aviv est partagée par l'éditeur de
@ThisIsBeirut_ , un autre chiite anti-résistance nommé Hanin Ghadar, qui travaille aussi comme un "chercheur principal" chez WINEP. Puisque c’est la Beyrouth vantée sur les réseaux sociaux en février 2026, "Hanin Ghaddar a été le deuxième à témoigner aux Etat-Unis devant la sous-commission des affaires étrangères de la Chambre ,sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord lors de sa discussion sur le Liban et le démantèlement du Hezbollah". Au cours de son témoignage, Ghadar a exhorté à plusieurs reprises les États-Unis à cibler les "institutions politiques et économiques" de la résistance.
washingtoninstitute.org/expe…
facebook.com/thisisbeirutnew…
Réduire la banque de la classe ouvrière libanaise, au nom d’Israël:
Alors que la bande de mercenaires médiatiques de Sehnaoui plaidait publiquement pour la suppression des banques du Hezbollah, le département d’État de Marco Rubio préparait discrètement le terrain pour une offensive agressive contre toute banque libanaise susceptible d’être plausiblement accusée de liens avec le Hezbollah.
En tête de liste se trouvait Al-Qard Al-Hassan, une institution financière connue pour accorder des "prêts bienveillants" sans intérêt aux Libanais de tous horizons – musulmans ou non. Quelques mois seulement après qu'Israël a bombardé les antennes de l’institution dans la banlieue de Dahiyeh à Beyrouth, en mars2026, Washington a annoncé un nouveau régime de sanctions dévastateur destiné à détruire une bonne fois pour toutes cette entité financière qui ne pratiquait pas l' usure.
aljazeera.com/news/2026/3/10…
Une campagne coordonnée a été lancée pour éliminer Al-Qard Al-Hassan, débutant par la déclaration du 14 juin 2026 issue du ministère de la Justice libanais, annonçant une enquête sur cette institution caritative. Quelques jours plus tard, un article est apparu sur la page d’accueil de FDD, le think tank aligné sur Israël à Washington. "Presser al-Qard al-Hassan pourrait affaiblir les chances de survie du Hezbollah", promettait FDD.
fdd.org/analysis/2026/06/18/…
Deux semaines plus tard, le "Centre de ciblage du financement du terrorisme" du Trésor américain a semblé s’inspirer du FDD, déclarant officiellement plus d’une douzaine de Libanais comme financiers du terrorisme en raison de leurs liens présumés avec Al-Qard Al-Hassan.
Largement soupçonné par les citoyens libanais d’avoir dénoncé des groupes liés au Hezbollah au gouvernement américain, Sehnaoui a peu caché ses liens intimes avec le département du Trésor. Après être entré pour la première fois dans l’orbite des régulateurs bancaires américains lorsqu’il a invité l’ancien procureur général de Bush, John Ashcroft, pour enquêter sur les comptes de membres présumés du Hezbollah à sa nouvelle Banque libanaise canadienne (LCB) en 2010, Sehnaoui a été salué par Daniel Glaser, alors secrétaire adjoint au financement du terrorisme du Trésor, comme un "propriétaire responsable".
archive.is/Hvv0x
Sehnaoui a profité de ces relations pendant de nombreuses années, Ashcroft proposant à de nombreuses reprises de représenter une autre banque de Sehnaoui, la Société Générale de Banque au Liban (SGBL), devant les tribunaux américains. Dans les années qui ont suivi, Daniel Glaser a franchi la porte tournante de la corruption et a accédé à un poste luxueux en tant que "conseiller principal" auprès du président de la banque – Antoun Sehnaoui.
Glaser délivrera plus tard une conférence 2016 au siège de WINEP à Washington, où il déclarait que "le Trésor s’efforce d’isoler le Hezbollah du système financier mondial", et célébrait le fait que "l’accès du groupe au système financier libanais a été remis en question d’une manière que beaucoup n’auraient jamais cru possible".
washingtoninstitute.org/poli…
Jusqu’à présent, il n’existe aucune preuve directe que Sehnaoui ait personnellement utilisé ses liens bancaires et médiatiques pour paralyser les finances d’Al-Qard Al-Hassan et empêcher les Libanais actifs d’accéder au crédit zéro intérêt. Mais les preuves circonstancielles remontent à son réseau d’influence.
Dîners de famille, espions israéliens:
Pour le clan Sehnaoui, se rapprocher des États-Unis et d’Israël, et travailler en coulisses pour éliminer leurs rivaux est une tradition familiale. Selon l’oncle éloigné d’Antoun, Maurice Sehnaoui, l’obsession du banquier au langage habile pour Israël a été héritée directement de son père, Nabil Sehnaoui.
"Mon frère a toujours été fasciné par le judaïsme", a déclaré Maurice Sehnaoui aux médias libanais, ajoutant que Nabil allait jusqu’à affirmer que "nous avions des ancêtres juifs" – une affirmation que Maurice qualifiait d' "absurdité".
today.lorientlejour.com/arti…
Lorsque le directeur adjoint du Mossad de l’époque, David Kimche, a cherché à s’implanter dans la communauté chrétienne libanaise, il s’est tourné vers le père d’Antoun Sehnaoui, Nabil – qui était apparemment si désireux de collaborer avec les services de renseignement israéliens qu’il a personnellement accueilli le principal espion du Mossad chez lui pour dîner à la fin des années 1970. Lorsqu’il ne s’occupait pas de l’empire commercial familial, Nabil s’était imposé comme une figure de proue d’une milice chrétienne ultranationaliste clandestine appelée Al-Tanzim ("l’organisation"), composée en grande partie d’officiers militaires d’extrême droite intransigeants se voyant comme des croisés modernes affrontant la "menace" islamique par tous les moyens nécessaires.
Kimche n’était pas le seul Israélien influent à faire des visites à domicile. Selon d’anciens camarades d’école, le jeune Sehnaoui était connu pour se vanter publiquement des visites de l’ancien ministre de la Défense israélien dans l’appartement huppé de sa famille. Et lorsque son père, en retour, rendait visite à Sharon à son ranch à Sderot, Antoun l’accompagnait fréquemment.
L’encouragement de Nabil en faveur d’Israël était si intense qu’il a même critiqué les factions libanaises que Tel Aviv a discrètement soutenues pendant la guerre civile pour leur manque de pro-Israël – notamment la milice des Forces libanaises, qui a massacré des milliers de civils dans le quartier de Sabra à Beyrouth et le camp de réfugiés de Chatila voisin sous la surveillance directe des forces israéliennes de Sharon en seulement trois jours en 1982.
Dirigées par un jeune seigneur de guerre nommé Bachir Gemayel, dont le sadisme n’était égalé que par son charisme, les Forces libanaises représentaient l’aile militaire du parti phalangiste Kataeb fondé par le père de Gemayel, Pierre. Le groupe a imité les formations fascistes espagnoles et italiennes lorsque Pierre Gemayel l’a fondé dans les années 1930. Bien avant son massacre tristement célèbre de musulmans à Beyrouth, elle avait acquis une réputation pour ses démonstrations grotesques de violence. Bachir Gemayel était personnellement impliqué dans de nombreux incidents choquants, dont le massacre du samedi noir de Beyrouth en 1975, où les forces libanaises traquèrent des centaines de civils musulmans et druzes et les tuèrent en représailles au meurtre de quatre jeunes chrétiens à une douzaine de kilomètres.
nytimes.com/1982/07/02/world…
Des documents divulgués par la Haute Cour de justice d’Israël en 2022, ont révélé que Gemayel agissait avec la bénédiction explicite du Mossad israélien, qui a accepté d’armer ses hommes lors d’une réunion en 1976 chez ses parents. Gemayel, qui a été assassiné peu après son élection à la présidence du Liban en 1982, a d’abord hésité à la normalisation des relations avec Israël.
thecradle.co/articles/declas…
Pour le père d’Antoun Sehnaoui, cela équivalait à de la trahison.
"Nabil était l’un des critiques les plus virulents de Bachir Gemayel", a déclaré une source proche de la famille Sehnaoui à L’Orient, car "il croyait que Gemayel avait trahi les Israéliens en ne signant pas un accord de paix immédiatement après son élection en 1982". Les relations entre les deux hommes se sont de plus en plus envenimées après que Gemayel ait effectivement saisi Al-Tanzim par la force, la ralliant sous la bannière d’une seule milice chrétienne nationale sous la menace d’armes en 1980.
Aujourd’hui, la milice fasciste de la famille Sehnaoui perdure sous la forme des Soldats de Dieu, une petite mais particulièrement impitoyable police chrétienne de la morale autoproclamée, qui patrouille le quartier d’Achrafiyeh à Beyrouth vêtue entièrement de noir, à la chasse aux homosexuels.
newarab.com/news/who-are-sol…
Lorsque le krach économique provoqué par l’élite en 2019 a laissé des clients de banques indignés exigeant leur restitution de leurs dépôts sous la menace d’une arme, les Soldats de Dieu ont été envoyés dans les agences des banques SGBL de Sehnaoui pour les protéger. Plusieurs membres assureraient la sécurité au bureau de Beyrouth à Beyrouth à Beyrouth, un lieu de publication francophone.
Les Soldiers of God de Sehnaoui sont revenus en trombe en 2024 lorsqu’ils tué un membre des Forces libanaises, une milice chrétienne rivale de droite, lors d’une bagarre de rue à Achrafieh.
today.lorientlejour.com/arti…
La politique ultra-droitiste et ultra-sioniste d’Antoun Sehnaoui représente l’influence de son père, Nabil. "Mon frère est devenu très proche des Israéliens après l’invasion de 1982, et je n’ai jamais pu l’accepter", a déclaré Maurice Sehnaoui aux médias libanais, en parlant de Nabil. "Son fils a suivi ses traces".
Une autre source a expliqué à L’Orient Today qu’Antoun est aussi "fasciné par le judaïsme, parle un peu d’hébreu et voit en Israël ce que le Liban aurait dû devenir".
Cette fascination – ou fétichisation – était partagée par le responsable américain qui allait devenir la maîtresse de Sehnaoui, et sa plus proche collaboratrice à Washington sous Trump.
Lune de miel de l’Holocauste:
Lorsque le reçu est daté du 13 décembre 2025 montrant qu’Antoun Sehnaoui avait dépensé près de 60.000 dollars pour acheter des bijoux de luxe pour Morgan Ortagus, l’ancien envoyé spécial présidentiel adjoint de Trump pour la paix au Moyen-Orient sous Steve Witkoff, la relation a commencé à susciter des regards – à la fois parce qu’elle soulevait de sérieuses préoccupations de conflit d’intérêts et parce qu’il semblait évident que Morgan Ortagus poursuivait l’affection de Sehnaoui alors qu’il était encore marié à un autre homme.
Mais il était clair que les deux avaient beaucoup en commun, car tous deux semblaient profondément absorbés par une passion commune pour Israël. Sehnaoui, qui avait longtemps été contraint de contenir ses tendances sionistes plus exubérantes auprès d’une grande partie de la haute société libanaise, était en bonne compagnie d’Ortagus, qui exhibe constamment un collier d’étoile de David avec un zèle que seul un converti peut avoir.
Comme le magazine britannique d’actualités sur les célébrités OK ! l'explique, "Ceux proches du couple affirment que la relation repose sur une conviction commune qui a défini leurs carrières : que la paix dans la région est bel et bien réalisable, surtout pour le Liban et Israël". Il a été suggéré que le couple se voyait depuis la mi-2025, lorsque Sehnaoui a organisé un dîner en son honneur dans son restaurant à Beyrouth, La Centrale, où les invités comprenaient le sénateur américain pro-guerre et aujourd’hui décédé Lindsey Graham.
okmagazine.com/p/power-coupl…
La relation n’a été rendue publique que lorsque le Musée américain de l’Holocauste basé à Washington DC organise un événement en avril 2026 pour honorer le important don de Sehnaoui à l’institution. Là, à ses côtés et prononçant des remarques en son nom, se trouvait sa petite amie rayonnante Morgan Ortagus, qui a fait l’éloge de son amant pour avoir financé un projet d’opéra américano-israélien qui, se vanta-t-elle, était "techniquement illégal au Liban".
youtube.com/shorts/SXh37gv45…
Une vidéo de l’événement publiée par Hagar Chemali – la "bonne amie" d’Ortagus – montre Ortagus en train de déclarer que Sehnaoui venait d’une longue lignée de "sionistes chrétiens libanais engagés", et que "son père et sa mère, May et Nabil Sehnaoui, l’ont formé à soutenir l’État d’Israël".
x.com/HagarChemali/status/20…
Il n’a pas fallu longtemps avant qu’Antoun Sehnaoui ne devienne connu à Washington DC comme "le gars libanais de l’AIPAC", selon L’Orient. Quelques mois plus tard, il a couronné cette performance en organisant un dîner commémoratif à l’hôtel Four Seasons de Washington en l’honneur de Lindsay Graham, où des photos montraient le banquier libanais assis aux côtés de Netanyahou. Les hommes étaient accompagnés de leurs partenaires romantiques et du sénateur texan Ted Cruz, dont le bureau du Sénat est en fait dirigé par un agent israélien.
La photo a immédiatement provoqué choc et perplexité dans une grande partie du Liban. Plus d’une douzaine d’avocats ont répondu en exigeant que le gouvernement demande l’arrestation de Sehnaoui. Un juge libanais a rapidement acquiescé, ordonnant aux autorités de saisir Sehnaoui et de l’interroger pendant 30 jours s’il se présentait dans le pays.
Sans plans apparents de retour à Beyrouth, il est peu probable que Sehnaoui soit jugé de sitôt. Mais grâce à son vaste empire bancaire et médiatique, le sioniste "formé" n’a pas besoin de mettre les pieds dans le pays pour continuer à le pousser sur la voie périlleuse de la normalisation avec son occupant, et le rapprocher du précipice d’une guerre civile.
Sources principales :
libnanews.com/antoun-sehnaou…
thegrayzone.com/2026/08/12/m…