#TheBloodOfDawnwalker 𩞠| PC
â±ïž50h đ 42/46 (91%)
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Le systĂšme de timer, original et pas si limitant
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Coen, un nouvel héros qui a tout des plus grands
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Ăcriture dâune qualitĂ© presque jamais vue dans un JV
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ExtrĂȘmement prenant
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Narration toujours bien amenée
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Le ton, sombre, macabre et moralement ambigu
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Lore passionnant
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Potentiel scénaristique des suites gigantesque
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DA vampirique réussie
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Les combats avec parades directionnelles
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Lâimportance des choix (petits comme grands)
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La surprenante interconnexion entre les quĂȘtes
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Des personnages attachants et charismatiques
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Doublage anglais d'une rare justesse
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Exploration récompensée (secrets cachés)
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Fins multiples surprenantes
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Un épilogue soigné et poignant
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Tourne plutĂŽt bien pour un jeu sous UE5
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Bande son réussie et appropriée...
âMais un peu discrĂšte Ă mon goĂ»t
âBestiaire trop limitĂ©
âRythme fluctuant (liĂ© Ă la construction narrative)
âQuelques bugs de quĂȘtes bien mĂ©chants
âTechniquement ok mais Ă peaufiner
Avec The Blood of Dawnwalker, Rebel Wolves, studio fraĂźchement fondĂ© par des vĂ©tĂ©rans de CDPR, nous jette sans mĂ©nagement dans le XIVe siĂšcle Ă Vale Sangora, un endroit isolĂ© des Carpates, rongĂ© par la Peste noire et dĂ©sormais sous le joug des vampires. On y incarne Coen, jeune paysan de Laslea, transformĂ© contre son grĂ© en Dawnwalker, une crĂ©ature mi-homme, mi-vampire. Par un concours de circonstances, il ne dispose plus que de trente jours et trente nuits pour sauver sa famille des griffes de Brencis, le seigneur vrakhir qui a pris le contrĂŽle de ces terres. Cette contrainte temporelle, loin dâĂȘtre le carcan quâon redoutait, devient trĂšs vite le cĆur battant de lâexpĂ©rience. Chaque quĂȘte coĂ»te du temps, chaque dĂ©tour a un prix, et pourtant on nâa jamais vraiment lâimpression dâĂȘtre privĂ© de libertĂ©. Câest mĂȘme lâune des forces du titre, car cela donne du poids Ă chacun de nos choix.
Coen sâimpose dâemblĂ©e comme un hĂ©ros de premiĂšre classe. Ni un Geralt bis (mĂȘme sâil en a gardĂ© la coupe), ni un anti-hĂ©ros en carton, il a du charisme, des doutes, une fureur intĂ©rieure et cette humanitĂ© fissurĂ©e qui le rend immĂ©diatement inoubliable. Autour de lui, Anca, Lacra et le reste du casting forment une galerie de personnages aussi profonds que passionnants. Ils sont portĂ©s par une Ă©criture qui atteint un niveau quâon ne croise presque jamais dans le jeu vidĂ©o. Dialogues ciselĂ©s, moments Ă©mouvants, consĂ©quences qui se rĂ©pondent dâune quĂȘte Ă lâautre. Câest Ă une masterclass scĂ©naristique que lâon assiste ici. Pour ne rien gĂącher, le doublage anglais est tout simplement exceptionnel. La bande originale ne dĂ©mĂ©rite pas non plus, sombre, lancinante, parfois dĂ©chirante, elle habille chaque scĂšne sans jamais forcer le trait, en retrait mais toujours juste. La combinaison de tous ces Ă©lĂ©ments mâa littĂ©ralement scotchĂ© Ă la manette. Je ne savais jamais quand, ni comment, jâallais parvenir Ă arrĂȘter mes sessions, totalement emportĂ© par cette narration hors norme.
En tant que Dawnwalker, le jour on brandit lâĂ©pĂ©e et la magie rituelle. La nuit, on se tĂ©lĂ©porte de toits en toits, on dĂ©chire Ă coups de griffes et on lutte contre la soif de sang. Cette dualitĂ©, plutĂŽt originale dans le JV, amĂšne une variĂ©tĂ© bienvenue et nâenrichit que davantage les possibilitĂ©s du rĂ©cit. CĂŽtĂ© combat, les parades directionnelles apportent une vraie fraĂźcheur et un challenge stimulant. Cette lecture des attaques ennemies devient vite grisante, une fois les mĂ©caniques maĂźtrisĂ©es. Lâexploration est bien rĂ©compensĂ©e, secrets et histoires oubliĂ©es Ă©tant gĂ©nĂ©reusement parsemĂ©s dans la vallĂ©e. La direction artistique vampirique est splendide, Ă la fois slave et gothique. Les fins multiples, ainsi que cet Ă©pilogue particuliĂšrement soignĂ©, restent longtemps en tĂȘte. Le lore est si riche, les portes laissĂ©es ouvertes si nombreuses, que le terreau narratif paraĂźt inĂ©puisable.
Pour parler un peu du nĂ©gatif, le bestiaire manque clairement de variĂ©tĂ©. Le rythme peut aussi sembler un peu hachĂ©, mais câest le prix de cette construction narrative unique, puisquâil nây a pas de quĂȘte principale Ă proprement parler. Jâai souffert de quelques bugs parfois vraiment bloquants, ce qui n'est pas surprenant lorsquâon sâattaque Ă un RPG aussi ambitieux dĂšs son lancement. PrĂ©voyez tout de mĂȘme pas mal de sauvegardes, au cas oĂč. Au niveau technique, sâil tourne plutĂŽt bien pour un jeu sous Unreal Engine 5, il gagnerait Ă ĂȘtre encore un peu plus opti.
Cependant, rien de tout ça nâefface lâessentiel, The Blood of Dawnwalker offre quelque chose de rare. Jâai terminĂ© dâinnombrables JV, force est de constater que trĂšs peu mâont autant captivĂ©. Que le premier titre de ce jeune studio polonais y parvienne ne me surprend absolument pas, aprĂšs tout, il est dirigĂ© par le mĂȘme homme qui a rĂ©alisĂ© The Witcher 3. Mais je tiens tout de mĂȘme Ă fĂ©liciter Rebel Wolves dans son ensemble, car du talent, ils en ont Ă revendre. On le ressent Ă chaque instant. Le plus beau dans tout ça, câest que TBOD nâest pas seulement une grande rĂ©ussite inaugurale. Câest la crĂ©ation dâun monde, la naissance dâun hĂ©ros, et le premier chapitre dâune histoire qui sâannonce bien plus vaste. Avec 1 million de copies vendues en 2 jours, les joueurs ont rĂ©pondu prĂ©sent. Un excellent chiffre pour une nouvelle IP, qui devrait permettre Ă Konrad Tomaszkiewicz et Ă son Ă©quipe de continuer Ă nous conter ces merveilleuses histoires dont ils ont le secret đ§đ»ââïž