Le 14 juillet 2016, Daniel et Nadia ont veillé les corps suite à l'attentat de Nice. 86 morts. Près de 500 blessés.
Deux semaines plus tard, Daniel et Nadia ont raconté à Nice-Matin : "(Le pire), c'était les charognards. Des gens tournaient autour des cadavres. Ils soulevaient les corps avec les pieds… Ils sont venus comme des mouches…"
Des sanglots dans la voix, Daniel pense à "cette petite fille qui était morte. Il ne lui restait que sa poupée. Une poupée rose à côté d'elle. Un gars est arrivé et a pris la poupée, je me suis battu pour la reprendre".
Daniel s'est "battu plusieurs fois: un type a pris un portable à côté d'un corps. Je lui ai dit: 'Lâche ça'. Ils sont arrivés à cinq. Ils ont fait tomber mon béret et ils ont pris le portable. Je n'avais pas peur, j'étais dans une colère…"
Une des conditions de survie d'une société, c'est de neutraliser des personnes capables de faire ça.