Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, des personnes de partout au Canada se rassemblent pour honorer et réaffirmer leur détermination à faire en sorte que notre pays soit un endroit où chaque enfant compte.
Comme nous l’a rappelé le regretté honorable Murray Sinclair, « il ne peut y avoir de réconciliation sans vérité ».
Mais aujourd’hui, la vérité sur les pensionnats autochtones, racontée avec courage et douleur, est devenue une cible principale des mouvements haineux, comme nous l’avons vu dans la réserve de Tk’emlúps te Secwépemc.
Il est donc plus important que jamais que chacun·e d’entre nous défende la vérité, se tienne aux côtés des survivants des pensionnats autochtones et continue de faire connaître leurs histoires.
Et plus encore : il est grand temps que nos gouvernements donnent suite aux 79 appels à l’action, restés longtemps en suspens, issus du rapport de la Commission de vérité et réconciliation.
La semaine dernière encore, des survivant·es se sont rassemblés sur la Colline du Parlement pour demander directement au gouvernement la protection et les ressources nécessaires à leur guérison, y compris un financement permanent pour le Programme de santé lié au règlement des pensionnats indiens. Nous continuerons de nous faire l’écho de leurs appels et de maintenir la pression sur le gouvernement pour qu’il appuie le projet de loi C-245 de la députée Leah Gazan, visant à lutter contre le négationnisme des pensionnats autochtones.
Il faudra que nous nous mobilisions tous pour bâtir un monde meilleur.
Les survivant·es ont accompli le travail douloureux et essentiel de partager la vérité et de tracer la voie vers la réconciliation pour notre pays. À présent, nos gouvernements doivent tenir leurs promesses.