🇫🇷
Ces 36 dernières heures ont été douloureuses. Parce que lorsque vous me dites que ma foi m’a diminuée, vous ne décrivez pas la vie que j’ai vécue. Lorsque vous qualifiez ma révérence d’oppression, vous dénaturez le sens d’un choix que je fais librement. Et lorsque vous me dites qu’être une femme hindoue au sein dans ce milieu m’a laissée sans voix, je ne peux, avec tout le respect que je vous dois, qu’exprimer mon désaccord.
Je suis une femme hindoue. Je suis Shakti. Ma foi ne m’a pas ôté ma voix. Mon maître spirituel, Sa Sainteté Mahant Swami Maharaj, m’a aidée à la trouver à chaque étape de mon chemin.
J’éprouve un profond respect pour nos sadhus. Cette voie n’est pas facile. Elle implique des vœux et des règles d’une exigence exceptionnelle, et c’est mon choix de respecter ces règles.
Non pas parce que je me crois inférieure, ni parce qu’on m’aurait appris à me faire petite, mais parce que j’admire la force et la maîtrise de soi nécessaires pour suivre ce chemin spirituel : celui du détachement, du célibat et d’un dévouement absolu. Et je respecte cela. C’est mon choix.
Lorsque ce choix est présenté comme la preuve de mon oppression, on m’enlève quelque chose de bien plus personnel : ma liberté de choisir, mon identité et, de façon profondément ironique, ces deux mêmes choses qui sont des dons du maître spirituel et de BAPS, que l’on accuse aujourd’hui de me les avoir retirées.
Khushboo Miyani - My Voice. My Identity. A Gift of My Guru.