On me caricature à longueur de journée. Sur certains plateaux, on me prête des intentions qui ne sont pas les miennes et des propos que je n'ai jamais tenus. Alors aujourd'hui, je laisse la parole à deux voix aux parcours très différents du mien : Isabelle Saporta et Alain Bauer. Écoutez-les.
Ma position est claire, et je la tiens depuis toujours : pour tirer nos jeunes vers la non-violence, il ne faut pas alimenter la violence. Ni par des mots qui stigmatisent, ni par des politiques qui abandonnent, ni par un mépris qui humilie.
Il faut être auprès d'eux. Les écouter. Discuter sincèrement, sans posture ni condescendance. C'est ce que je fais dans nos quartiers depuis des années, bien avant d'être maire. C'est ce que nous faisons à Saint-Denis–Pierrefitte avec nos éducateurs, nos animateurs, nos associations et nos services jeunesse.
Ceux qui préfèrent le buzz à la vérité et la surenchère à la prévention ne règlent rien. Ils fracturent. Ils désignent des coupables pour ne jamais parler des causes : la relégation, des services publics à l'os, l'absence d'avenir proposé à toute une génération.
Je refuse de tourner le dos à notre jeunesse. Je refuse qu'on la réduise à des faits divers. Fermeté contre la violence, oui. Mais fermeté aussi contre l'abandon.
La tranquillité durable se construit avec de la présence humaine, du dialogue et de la justice sociale. Pas avec des slogans.
Merci à Isabelle Saporta et à Alain Bauer pour leur honnêteté, ainsi que vous toutes et tous qui faites preuve de clarté d’esprit en ces heures sombres.