Aux étudiantes et étudiants, aux personnels universitaires et au public en France : il est important de connaître l’affaire Karim Adiprasito.
Le tribunal disciplinaire de l’Université hébraïque de Jérusalem a reconnu ce mathématicien coupable de harcèlement sexuel, notamment d’actes à caractère sexuel qualifiés d’indécents, envers sa doctorante, Johanna Steinmeyer. Il a retenu l’exploitation du rapport de pouvoir et la création d’une dépendance affective. Son appel a été rejeté en août 2026. Il s’agit d’une condamnation disciplinaire universitaire.
La procédure a duré près de trois ans. Le tribunal d’appel affirme qu’Adiprasito a bénéficié d’une procédure équitable et relève des demandes répétées apparaissant comme des démarches dilatoires.
En janvier 2026, Johanna a été retrouvée morte chez elle, à 29 ans, avant la conclusion de l’appel. Raz Kupferman, professeur et mathématicien de premier plan du département, impliqué dans le traitement de cette affaire, a précisé à la demande de ses proches que la cause de son décès n’avait pas été déterminée. Il ne faut ni parler de suicide ni établir un lien de causalité avec cette affaire.
Adiprasito a été interdit d’accès au campus pendant cinq ans et condamné à verser l’équivalent de deux mois de salaire brut aux héritiers de Johanna. Le tribunal d’appel a jugé cette sanction clémente.
Johanna est morte à 29 ans. Lui poursuit son activité dans une fonction prestigieuse de directeur de recherche au CNRS, à l’Institut de mathématiques de Jussieu–Paris Rive Gauche, financée par l’argent public, donc par les contribuables français.
Les institutions françaises doivent répondre : quand ont-elles été informées ? Quelles protections ont-elles mises en place ? Son rôle d’encadrement est-il réexaminé ?
Les mathématiques sont importantes. La vie humaine, la dignité et les droits des femmes le sont davantage. Aucun accomplissement scientifique ne justifie l’abus d’autorité.