Pour rappel : Parmi les figures de la Résistance que l’on retrouve à la naissance du FN ou dans ses premiers rangs :
Roger Holeindre : résistant très jeune pendant l’Occupation, puis engagé en Indochine et en Algérie. Il appartient au premier bureau politique du FN en 1972, comme secrétaire général adjoint. C’est probablement le cas le plus incontestable d’un résistant faisant partie de la direction fondatrice.
Serge Jeanneret : résistant du réseau Alliance, titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 et de la Croix du combattant volontaire de la Résistance. Il participe aux débuts du FN avant de le quitter en 1975, puis d’y revenir dans les années 1980.
Rolande Birgy : résistante catholique, connue notamment pour avoir participé au sauvetage d’enfants juifs pendant l’Occupation. Elle est ensuite liée au FN. Elle est régulièrement citée parmi les résistants ayant rejoint le mouvement, mais il est plus prudent de ne pas la présenter comme membre du tout premier bureau fondateur.
Jean-Maurice Marquet : ancien résistant, également cité parmi les résistants ayant rejoint les premiers rangs du FN.
Pierre Sergent : ancien résistant, puis officier parachutiste et cadre de l’OAS ; il rejoindra le FN et deviendra député en 1986. Il appartient davantage à l’histoire des premiers cadres issus de la Résistance qu’aux fondateurs stricts du 5 octobre 1972.
Georges Bidault est le personnage le plus prestigieux : résistant, successeur de Jean Moulin à la présidence du Conseil national de la Résistance, puis ministre des Affaires étrangères et président du Conseil sous la IVe République. Son Mouvement pour la justice et la liberté participe aux négociations conduisant à la création du FN.