La Gen Z est complètement assistée, fainéante et totalement débile.
C'est bien possible mais avant de leur cracher à la gueule, regardons un peu les causes de ce phénomène.
Ces gamins ne sont pas un accident. Ils sont l’aboutissement logique de 50 ans de socialisme comme maladie mentale collective.
Avec les manif' lycéennes, partout on voit : "Mais c’est quoi cette génération ?", "Ils réclament tout et ne veulent plus bosser", "C'est des débiles qui viennent d'Afrique...".
Mouais... on passe un peu à côté de l'essentiel : qu'est qui fait qu'on en est là ?
Le "toujours plus pour toujours moins" n’est pas apparu miraculeusement dans une cour de lycée en 2026. Ces gamins insupportables n’ont pas inventé le logiciel, ils l’ont reçu préinstallé.
Le problème de l’assistanat généralisé, ce n’est pas seulement qu’il rend dépendant, c'est qu'il rend massivement et durablement débile...
Pendant des décennies on organise une société dans laquelle quelqu’un est toujours là pour payer, compenser, protéger, réparer ou prendre en charge les conséquences.
Pas assez d’argent ? Une aide. Un secteur souffre ? Une subvention. Le logement devient trop cher ? Une allocation. Un problème social ? Un dispositif. Une difficulté à l’école ? On baisse le niveau...
L’État est toujours quelque part au milieu pour se substituer.
Alors 50 ans plus tard, il ne faut pas être surpris de voir débarquer une génération d'ahuris qui, dès qu’un truc lui déplaît, hurle pour réclamer, elle aussi, que "quelqu’un fasse quelque chose".
Chez nous aussi, nos ados râlent sur leurs soit-disant journées 8h-18h.
Nos dernières ont 13 ans, donc évidemment qu’elles préféreraient commencer plus tard, finir plus tôt, avoir moins de devoirs et plus de frites à la cantine...
Mais quand on pousse un peu la discussion, c'est assez vite plié.
" OK, tu veux plus tard un job sympa, bien payé de l’autonomie et pouvoir choisir ta vie ? Très bien. Et bien sorts toi les doigts, c'est la seule façon de faire... si ça te convient pas quand tu seras au lycée, t'iras bosser chez McDo pour voir"
Et bizarrement, ils comprennent très bien.
Mais, petite note d'espoir, au milieu de cette Gen Z imprégnée jusqu'à la moelle par le vieux logiciel socialiste, on voit aussi émerger autre chose : des jeunes qui entreprennent, qui veulent comprendre l’argent, créer des revenus, investir, devenir autonomes et surtout éviter de dépendre entièrement d’un employeur ou d’une institution.
Ils sont aujourd'hui ultra-minoritaires, certes. Mais ils sont là!
Alors je fais le pari suivant : une partie de cette génération continuera à réclamer toujours plus pour toujours moins à un système qui s'effondrera.
Et une autre partie comprendra assez vite qu’il n’y a justement plus grand-chose à attendre de ce système et qu’elle doit apprendre à construire sa vie de façon souveraine.
Le choc entre les deux risque d’être assez violent.
La grande fracture qui arrive ne sera peut-être pas entre les boomers et la Gen Z.
Elle sera entre ceux qui auront encore besoin d’être pris en charge... et ceux qui auront appris à devenir responsables d’eux-mêmes.