La mission du journaliste n’est pas de relayer, à l’état brut, des propos injurieux, séparatistes, tribalistes, calomnieux ou incitatifs à la haine. Elle consiste à les traiter, les vérifier et les contextualiser, conformément aux exigences professionnelles et au cadre légal qui régit la liberté d’expression.
En droit congolais, la liberté de la presse et de communication est garantie par la Constitution, mais elle s’exerce dans le respect de l’ordre public, des bonnes mœurs et des droits d’autrui. Elle ne constitue pas une prime à la délinquance.
À ce titre, le journaliste ne peut être le relais du tribalisme, de la propagande ou de discours de nature à fragmenter la cohésion nationale. Les questions tendancieuses, les affirmations dangereuses, les insinuations suspectes, ainsi que la diffusion de contenus susceptibles d’inciter à la haine, à la discrimination ou à la violence exposent leurs auteurs à des sanctions prévues par les lois en vigueur, sans préjudice de poursuites judiciaires.
Le CSAC, dans le cadre de ses prérogatives, prendra toutes les mesures nécessaires, y compris des sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension ou à l’interdiction d’antenne, ainsi que des restrictions d’accès aux plateformes numériques, à l’encontre de tout acteur médiatique qui compromettrait la paix sociale ou l’unité nationale.
J’en appelle à la responsabilité des journalistes, des communicateurs, des créateurs de contenus et des acteurs politiques. La République traverse une période sensible ; la guerre qui affecte notre pays ne saurait être imputée à une ethnie encore moins à une province. Elle relève de dynamiques complexes, souvent au-delà du cadre strictement national.
Ce moment exige retenue, rigueur et sens de l’État. Toute dérive sera constatée et sanctionnée avec la plus grande fermeté, dans le strict respect des lois de la République.
Que la peur quitte nos esprits et que Dieu bénisse la RDC.