Grâce à ce bois, tu vas connaître la superficie de là où on va faire ta maison. Ça t'a pris ?
C'est gâté au culte. Un homme de Dié, siri en gbê drap. L'homme qui avait sorti un livre sur l'amour comme Isaïe B. Coulibaly nous a montré son côté Rocco Siffredi avec Abiba. Avec une précision qu'il a tenu à souligner : tout était consenti.
Le manawa lui, ne traîne plus sur Toktok. Il check un compteur dans son haut standing en bois. Chaque matin, le compteur a grossi. Le manawa note dans son cahier : la dette est le seul Ivoirien qui prend du poids sans manger.
Au temps, le pays était coupé en deux on dirait String friperie au marché de Cocovico. Avec la guerre de 2002, le Nord, le Centre et l'Ouest échappaient au pouvoir légal, et la dette tournait autour de 6 300 milliards de FCFA, soit 60 % du PIB. Dans l'opposition, on soulevait ça comme un masque Guéré : regardez ce que vieux là fait de votre piah.
Chaque semaine, l'opposition criait à la gabégie comme quand tu te lèves le dimanche matin et que ton pasteur vient te dire que ta vie est sale parce que tu enchékètes sur locanto. Le carnet de sermons était propre. Le carnet de comptes, faut bouai.
Puis vint le PPTE. Sur un gbô de 6 396 milliards, 4 090 milliards ont éte barrés (on dirait le doya Asalfo n'était pas loin) en 2012. Le nouveau pouvoir hérite d'une maison caï caï. Il va y inviter tout le gbata.
Petit calcul de CM2 de Boribana : en 2010, 4 000 milliards, c'était un gbaffou national. En 2025, c'est la facture de l'année : sur un budget record de 15 339,2 milliards, 4 121 milliards étaient réservés au remboursement de la dette. En 2026, le service de la dette pèse 38,5 % du budget.
Le gbaffou de l'opposition est devenu la cotisation annuelle de la tontine dans laquelle on prend 2 voire 3 bras. On ne crie plus. On paie.
La tantie du garba connaît le crédit mieux que Wall Street : tu daba aujourd'hui, tu paies demain, et si tu paies pas, tu manges plus. L'État a trouvé une tantie plus patiente à New York. Entre 2014 et sept. 2025, 8 605,1 milliards de FCFA ont été levés. En fév. 2026, encore 1,3 milliard de $, remboursables sur 15 ans. Ouaiye, on ne donne l'argent qu'à celui qui peut rembourser (ou aux enfants des enfants de ses enfants, c'est ça qui est quoi).
Comme le pasteur, l'État a ses relations dans et hors de l'église : sept. 2025, 13 140,5 milliards de dette intérieure, 20 875,8 milliards à l'extérieur. D'ailleurs, ça s'appelle un prêt consenti. C'est pas jumeau qui est là là ?
Le budget 2025 prévoyait environ 5 700 milliards de nouveaux credits, qui devaient servir à payer les 4 121 milliards de crédit. Mais toi-même tu sais qu'on prend pas crédit pour payer crédit.
Quand le chiffre en FCFA fait peur, on parle en pourcentage. Le pourcentage, c'est le teint clair de la dette : même visage, mais présentable à la télé. Toi tu saches que femme claire a toujours raison. Faut demander à la tantie de l'Ouest qui vend plus de terrains que tous les Mobio réunis.
Fin 2025, la dette atteignait 57,1 % du PIB. Traduction : on est revenu au niveau du String de Cocovico qui sépare la gauche de la droite, mais cette fois sans guerre, et sans ardoise.
Aujourd'hui, la dette approche 60 % du PIB, l'opposition est fâchée. L'opposition d'hier est au pouvoir. L'opposition d'aujourd'hui tient le discours qu'elle tenait. Seuls les zéros ont changé de camp. Ils ne mangent plus donc ils sont fâchés.
Le pasteur a été rattrapé par ses prêches. Le pouvoir, par ses discours d'opposition. La différence, c'est que le pasteur a été suspendu. Et pour le pouvoir là ? Ici, la dette change de nom selon qui tient la calculatrice. Dans l'opposition, c'est un scandale. Au pouvoir, c'est un investissement.
Au fond, l'huile d'onction et l'huile de crédit glissent pareil : à la fin, c'est toujours le fidèle qui paie la dîme. Mais est-ce que la jeunesse est talentueuse même ? Eh...
Si tu as compris, c'est bien. Si tu n'as pas compris aussi, c'est bien.
#KassaBiaKassa #InoussEnParle