Des FDP !
MESSAGE AUX PARENTS DE LYCÉENS
VOUS DEVEZ CONNAITRE QUELLE ARME UTILISE LA POLICE ET QUELS SONT LES RISQUES POUR LEUR SANTÉ
☄️LE LBD⚠️👇🏽⚠️👇🏽
Ce que c’est:
En France, le modèle le plus utilisé est le B&T LL06 (aussi appelé GL-06), fabriqué par l’armurier suisse Brügger & Thomet, en service dans la police et la gendarmerie depuis 2009. Il a progressivement remplacé le Flash-Ball 44 mm. C’est un lanceur monocoup, d’environ 2 kg, avec crosse pliable, qui tire des munitions de 40 × 46 mm. Le canon est rayé : le projectile est stabilisé en rotation, ce qui améliore la précision par rapport aux anciennes balles sphériques en caoutchouc.
Les munitions de choc courantes (mousse ou caoutchouc déformable, selon les lots Alsetex, CTS ou autres) sortent à environ 90–100 m/s. L’énergie cinétique annoncée est de l’ordre de 150 à 220 joules selon la munition (souvent citée autour de 200 joules près de la bouche, encore significative à plusieurs dizaines de mètres). La portée utile est généralement indiquée entre environ 10 et 50 m, avec un viseur souvent réglé vers 25 m. La doctrine française impose en principe une distance minimale (historiquement souvent 10 m, parfois ramenée à 7 m selon les notes), interdit de viser la tête, le cou et les parties génitales, et réserve le tir à des situations de légitime défense ou de menace grave. En pratique, des tirs trop proches, trop hauts ou sur des personnes en mouvement ont été documentés.
Risques pour la santé
Le projectile est conçu pour se déformer et limiter la pénétration, mais il transmet un choc contondant important. Les lésions observées en milieu hospitalier sont :
• Tête et visage : fractures de la mâchoire, du zygoma, de l’orbite, du crâne ; plaies ; hématomes intracrâniens ; traumatismes crânio-cérébraux. Des chirurgiens maxillo-faciaux de l’AP-HP ont décrit, dans une lettre publiée dans The Lancet en 2019, des fractures complexes du visage chez des patients touchés pendant les mobilisations de 2018-2019.
• Yeux : c’est la zone la plus fragile. Le diamètre du projectile (40 mm) correspond à peu près à celui de l’orbite, ce qui concentre l’énergie sur le globe. Des séries hospitalières françaises (dont une dans The Lancet) ont recensé des ruptures du globe, des décollements de rétine, des énucléations et des pertes de vision définitives. Pendant la période des Gilets jaunes, plusieurs dizaines de personnes ont perdu un œil ou l’usage d’un œil après un impact de ce type.
• Thorax et abdomen : contusions profondes, fractures de côtes, plus rarement atteinte pulmonaire, cardiaque ou d’organes internes si le tir est très proche. Des décès liés à un impact thoracique ont été rapportés dans la littérature internationale sur les munitions « à létalité réduite », même s’ils restent rares.
• Membres : hématomes étendus, fractures, parfois lésions vasculaires ou tendineuses ; des amputations de doigts ont été signalées.
Une revue internationale publiée en 2017 dans BMJ Open sur près de 2 000 cas de blessures par projectiles cinétiques « moins létaux » estimait un risque de décès d’environ 3 % et de handicap permanent d’environ 15 % parmi les cas graves recensés. Ces chiffres ne décrivent pas le risque moyen d’un tir réglementaire au torse à bonne distance, mais ils montrent que l’issue n’est pas anodine dès que l’impact touche une zone vulnérable ou que la distance est trop courte.
À moins de 7–10 m, l’énergie est maximale et les consignes officielles elles-mêmes signalent un risque de lésions graves. Un tir à la tête, même à distance réglementaire, peut suffire à détruire un œil ou fracturer le crâne. Les séquelles possibles sont la cécité, la paralysie faciale, des troubles neurologiques, des déformations du visage et des douleurs chroniques.