Je suis en vacances au bord de la mer, et je viens de réaliser un truc : marcher pieds nus est le pire ennemi du CDI.
Je viens de toucher du doigt le rythme de vie parfait. Et ça me donne encore plus la rage de fuir la rat race de La Défense.
Mon rythme actuel :
Le matin, je bosse sur mes projets.
L'après-midi, lecture, baignade, et resto sur la plage pour trois fois rien.
S'enfermer derrière un bureau est une anomalie. Le remote total n'est pas un "avantage RH", c'est le seul mode de vie qui a du sens.
Le retour à la réalité, c'est qu'en ce moment même, je gagne très exactement 0 € avec mes business en ligne. L'époque où mes bouquins me rapportaient mes petits 400 € par mois est finie.
Je n'ai pas encore de quoi financer cette vie à l'année. Mais j'ai le plan.
Avec l'IA, le produit n'est plus le problème. Tout le monde peut coder ou générer des choses. Le seul vrai goulot d'étranglement aujourd'hui, c'est de savoir vendre.
Alors je passe mes aprèms sur la plage à poncer des bouquins de marketing. C'est peut-être du "Marketing 101", mais c'est le nerf de la guerre.
C'est aussi pour ça que je creuse à fond la création d'une marque de produits physiques. Pas du "hardware" tech, mais du vrai physique, du tangible.
Le digital est saturé par l'abondance. Le luxe de demain, c'est de revenir au réel.
Revoir le soleil et vivre à son propre rythme, ça change le cerveau.
Ceux qui ont déjà goûté à cette liberté de travailler d'où ils veulent : comment vous faites pour ne pas vriller au moment de remettre des chaussures fermées pour retourner au bureau ?
J'étais à un mariage ce week-end. Le marié fêtait ses 35 ans. C'est l'âge où ta vie commence à être bien dessinée devant toi. Et ça m'a mis un électrochoc qui me ramène direct au tout premier post de ce fil : la terreur absolue de rester coincé dans la rat race.
J'ai divisé la soirée en deux. D'un côté, les mecs en CDI classique. J'ai parlé à un comptable : "Je fais des Excel, je regarde des chiffres". Le vide total.
Le pire, c'est que quand je parlais de mon propre job, je voyais bien qu'on se faisait chier mutuellement. Zéro étincelle. Des âmes éteintes.
Et de l'autre côté, je suis tombé sur les "builders".
Un mec qui lance une série pour France Télévisions : il en parlait comme de son propre gosse, on a débattu de l'intégration de l'IA dans ses process. Les yeux qui brillent.
Un autre avait lancé son app. En deux minutes, on était en train de décortiquer les Meta Ads, les stratégies d'acquisition. On a parlé une heure sans même s'en rendre compte.
C'était captivant. Parce qu'on parlait de construire, pas de subir.
Mais le plus marquant, c'est ce mec qui a planté sa boîte et qui a repris un CDI.
Je lui demande s'il ne s'ennuie pas à mourir. Sa réponse : "Si, grave. Mais je suis là pour 1 ou 2 ans. Je mets tout de côté pour relancer mon prochain projet, parce que maintenant je sais pourquoi j'ai échoué."
Pour lui, le CDI est une arme de financement, pas une prison.
Ce mariage m'a remis une pile monumentale. Je suis rentré avec la bave aux lèvres pour mon business food. Je suis en train de bouffer des bouquins entiers de marketing et de psychologie humaine pour affûter mon lancement.
L'argent c'est le carburant, mais être viscéralement animé par ce qu'on construit, c'est le vrai moteur. C'est la seule vraie richesse.
Ceux qui montent des projets le soir : comment vous gérez ce décalage monstrueux avec vos potes salariés quand vous vous retrouvez à des mariages ou des dîners ?