Jonathan le Prof
Je passe une bonne partie de ma vie à enseigner des événements qui ont changé le cours de l’histoire.
Aujourd’hui, j’ai eu l’étrange impression d’en regarder un se produire en direct.
Le discours de Mark Carney devant le Parlement européen dépassait largement une simple visite diplomatique.
Le Canada et l’Europe parlent maintenant ouvertement de se rapprocher davantage, de bâtir de nouvelles alliances et de s’adapter ensemble à un ordre mondial qui est en train de changer sous nos yeux.
On ne sait évidemment pas encore où tout cela mènera. Les historiens ont ce luxe que les contemporains n’ont pas : celui de connaître la suite.
Mais il arrive parfois qu’on sente, pendant que ça se passe, que quelque chose vient de bouger.
Que le monde d’après commence tranquillement à prendre forme devant nous.
Aujourd’hui, j’ai eu ce sentiment.
Et pour une rare fois depuis longtemps, en regardant le monde changer sous nos yeux, j’ai ressenti quelque chose de précieux.
De l’espoir.
L’espoir que l’avenir ne nous condamne pas à choisir entre l’Amérique dépravée de Trump et la Chine autoritaire de Xi Jinping.
L’espoir qu’une autre voie soit encore possible.
Et qu’aujourd’hui, peut-être, elle ait commencé à se dessiner.