Avec von der Leyen, l’UE joue au rôle d’un État qu’elle n’est pas !
Par Paolo Hamidouche
@Paolino_84
L’idée semble difficile à mettre en œuvre et, en tout état de cause, il reste à voir comment la Commission, le Conseil et les États membres procéderont.
Dans son discours sur l’état de l’Union du 16 septembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a esquissé le projet de création d’un Conseil européen de sécurité, une structure de coordination stratégique entre les dirigeants des vingt-sept États membres de l’Union européenne et ceux de pays alliés et partageant des valeurs politiques et idéologiques similaires, à commencer par le Canada, pays invité d’honneur, représenté par Mark Carney. Le Royaume-Uni, la Norvège et l’Ukraine pourraient ensuite s’y ajouter, comme l’a explicitement mentionné la cheffe de l’exécutif européen. « L’idée n’est pas nouvelle », souligne Euronews, ajoutant que « le président français Emmanuel Macron l’avait déjà proposée lors de sa campagne présidentielle de 2017, et elle a reçu un soutien formel l’année suivante avec la déclaration franco-allemande de Meseberg. »
Relancée aujourd’hui, cette initiative revêt sans aucun doute une importance politique considérable, mais elle appelle à une réflexion sur les attentes et la réalité. Une déclaration d’un dirigeant ne définit pas en soi une politique, mais elle trace une orientation, ce que les propos de von der Leyen expriment clairement : consolider une stratégie visant à renforcer la capacité de réponse de l’UE aux crises géopolitiques qui la touchent, ce qui devrait impliquer un bond qualitatif dans le rôle de l’Union en matière de défense et de sécurité.
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