Association - Réalisation de documentaires Analyses et Actualité - Énergie, Industrie 🎥"Éoliennes, du rêve aux réalités Nucléaire, une énergie qui dérange"

U.E.
La flambée des prix du gaz ramène les producteurs européen au charbon où la production d’électricité pourrait augmenter d’environ 25 % au cours des six prochains mois. L’envolée des prix a rendu le charbon et la lignite + rentables que leurs équivalents fonctionnant au gaz pour la première fois depuis 2024. Ce retour au charbon est particulièrement marqué en Allemagne où la production des centrales devrait au quatrième trimestre, atteindre un niveau comparable aux plus hauts volumes jamais produits par le parc encore en fonctionnement... Et le phénomène pourrait durer bien au-delà de la crise actuelle. D’après les prix à terme, produire de l’électricité au charbon devrait rester plus rentable qu’au gaz pendant toute l’année 2027, et potentiellement jusqu’en mars 2028... reuters.com/business/energy/…
6
62
109
9,376
La tonne de CO₂ tourne autour de 85 €, tandis que l’énergie européenne reste chère. Bruxelles veut donc assouplir l’ETS pour soulager les industriels. Le souci est que beaucoup d’investissements « verts » ne deviennent rentables qu’avec un carbone bien au-dessus de 100 €/t. L’UE se retrouve donc prise en étau. Si elle fait baisser le prix du carbone, elle affaiblit le signal censé déclencher les investissements de décarbonation. Si elle le laisse monter, elle alourdit encore les coûts de production et décourage ce qu'il en reste. Car pour l’acier, la chimie, le ciment ou le verre, cette couche supplémentaire de coût dégrade directement la compétitivité, rogne les marges et réduit les capacités d’investissement. Bruxelles tente donc de corriger le problème par la dépense publique avec une future Banque de décarbonation industrielle de 100 milliards d’euros, financée notamment par la vente de centaines de millions de quotas. Le paradoxe devient circulaire : on augmente le coût du carbone pour obliger l’industrie à se transformer, puis on la subventionne parce qu’elle ne peut pas absorber ce surcoût, tandis que les solutions censées lui permettre de se transformer restent encore trop chères, trop rares ou tout simplement indisponibles. D’autant que l’Europe se divise. Italie, Pologne, Hongrie, Tchéquie et Slovaquie poussent pour un assouplissement marqué, tandis que pays nordiques, Pays-Bas, Espagne et Portugal veulent préserver l’ambition. La France et l’Allemagne occupent encore une position intermédiaire. L’Europe ne risque donc pas seulement de décarboner son industrie en en ayant moins, elle risque aussi de construire un système où le carbone n’est jamais assez cher pour transformer, toujours assez cher pour fragiliser, et de plus en plus coûteux à compenser… montelnews.com/news/20893437…
3
36
55
2,366
Le prix de gros de l’électricité allemande pour livraison en janvier dépasse désormais 180 €/MWh, soit plus de 60 % de hausse sur un an. Au Royaume-Uni, les prix du gaz pourraient atteindre les niveaux de 2022 cet hiver.. Partout en Europe la guerre en Iran révèle combien le gaz reste indispensable pour le système, et qu’il fixe encore souvent le prix marginal de l’électricité. L’Europe a réduit sa dépendance aux gazoducs russes, mais l’a en partie remplacée par une exposition accrue au marché mondial du GNL. Or ce choc arrive au pire moment : les stocks européens ne sont remplis qu’à environ 67-70 %, contre un objectif de 80 % avant l’hiver. Le gaz européen, autour de 30 €/MWh avant la guerre, a dépassé 80 €/MWh en septembre. En cas d’hiver froid, certains scénarios envisagent même un retour vers 200 €/MWh. Les renouvelables amortissent le choc, mais leur production hivernale reste variable, encore davantage lors des périodes froides et peu venteuses. Dans l’hypothèse d’un hiver froid, avec des approvisionnements du Moyen-Orient contraints, certains experts estiment que les prix de gros de l’électricité pourraient encore progresser jusqu’à 50 %. L’Europe reste dépendante du gaz pour sécuriser son électricité, alors même que la grande électrification censée justifier l’expansion du système électrique n’a toujours pas eu lieu. En 2026, sa consommation n’a toujours pas retrouvé son niveau de 2021… bloomberg.com/news/articles/…
10
76
127
7,387
Il y a quelque chose de proprement orwellien dans cette déclaration de la présidente de la CRE. Son propre rapport établit qu’à consommation identique, le système est plus cher avec les EnR ajoutées depuis 2020, mais elle parle de pouvoir d’achat rendu…
« Plus on installe d'énergies renouvelables, plus on rend du pouvoir d'achat  aux consommateurs » (Emmanuelle Wargon, CRE) l.latribune.fr/7y6
10
132
251
6,105
Pardon, mais le propre rapport de la CRE montre quelque chose de plus embarrassant en répondant enfin à une question fondamentale: combien aurait coûté le système français en 2025 si l’éolien et le solaire étaient restés à leur niveau de 2020 ? Pour le mesurer, la CRE rejoue l’année 2025 avec deux parcs : celui réellement installé et un scénario où l’éolien et le solaire seraient restés à leur niveau de 2020. Le résultat est particulièrement instructif. Les EnR coûtent 12,6 Md€ dans le parc 2025, contre 9,5 Md€ dans le scénario 2020, auxquels s’ajoutent environ 400 M€ de coûts de réseau supplémentaires. Après prise en compte des autres effets, le coût total atteint 48,0 Md€, contre 45,3 Md€ sans les capacités ajoutées depuis 2020. La CRE le reconnaît elle-même : à consommation identique, « le système électrique actuel est donc plus coûteux pour la collectivité ». Les EnR supplémentaires rendent l’électricité moins chère sur le marché, mais rendent le système qui la produit plus cher. Il n’y a pas de contradiction pour autant. Le prix est ce que paie l’acheteur sur le marché ; le coût est ce qu’il faut réellement dépenser pour construire, entretenir et faire fonctionner l’ensemble du système. La différence entre les deux se retrouve ensuite dans les revenus des producteurs, les mécanismes de soutien et les finances publiques. Encore une victoire du prix affiché sur le coût réel… cre.fr/documents/rapports-et…
« Plus on installe d'énergies renouvelables, plus on rend du pouvoir d'achat  aux consommateurs » (Emmanuelle Wargon, CRE) l.latribune.fr/7y6
10
90
177
7,447
PISA: Le plus préoccupant n’est pas ce nouveau classement, c’est le mouvement. L’édition 2022 avait déjà marqué une chute historique. Trois ans plus tard, la France perd encore 4 points en sciences, 18 points en compréhension de l’écrit et 16 points en mathématiques. Sur la même période, la moyenne de l’OCDE recule respectivement de 3, 14 et 9 points. En somme la France accompagne la baisse générale des pays développés, mais fait encore moins bien que cette moyenne en lecture et surtout en mathématiques. Autre souci, le décrochage ne concerne donc pas seulement “les mauvais élèves”. Entre 2022 et 2025, l’écart entre les plus forts et les plus faibles ne se creuse pas significativement : c’est l’ensemble de la distribution qui se déplace vers le bas. En France, 21,3 % des élèves sont simultanément sous le niveau 2 en sciences, en lecture et en mathématiques. Ils sont donc peu performants dans les trois domaines fondamentaux à la fois. La moyenne OCDE est de 19,7 %. Plus d’un jeune Français de 15 ans sur cinq se trouve ainsi sous le seuil de compétence de base dans l'ensemble des trois disciplines. Et le problème français ne se limite pas au bas de la distribution. Seulement 9,8 % des élèves français atteignent les niveaux 5 ou 6 dans au moins l’un des trois grands domaines, contre 11,9 % dans l’OCDE. Le système français produit à la fois un peu plus d’élèves très faibles et un peu moins d’élèves très forts que la moyenne de l’OCDE. Le vieux récit d’une école très inégalitaire mais capable de préserver une élite académique devient donc plus difficile à soutenir. L’inégalité subsiste ; l’excellence, elle, n’est plus particulièrement abondante. La France appartient donc désormais au milieu de tableau des pays développés, mais à un milieu de tableau lui-même en recul. Elle reste proche de la moyenne en sciences, légèrement en dessous en mathématiques et en lecture, possède moins d'élèves de très haut niveau et davantage d'élèves cumulant de graves difficultés, tout en conservant des écarts sociaux particulièrement importants. Tout cela était malheureusement bien prévisible... oecd.org/fr/publications/res… helloasso.com/associations/d…
17
143
245
31,412
Selon McKinsey, la transition énergétique allemande nécessitera encore entre 780 et 1 035 milliards d’euros d’investissements d’ici 2035, soit environ deux fois plus que durant la décennie précédente. Et encore, cette estimation ne couvre que les infrastructures : production électrique, réseaux, chaleur et hydrogène. Les dépenses supportées directement par les ménages et les entreprises restent en dehors du calcul. Par ailleurs, tous les six mois McKinsey suit quinze indicateurs censés mesurer l’avancement de l’Energiewende. Et sur les quinze objectifs étudiés, seuls six paraissent encore réalistement atteignables. Et les objectifs désormais jugés hors de portée concernent précisément ce que la transition devait produire de plus concret : des prix de l’énergie compétitifs pour l’industrie, une baisse des coûts liés à la stabilisation du réseau et, plus largement, une amélioration de l’efficacité économique du système. En 2025, les prix de l’énergie en Allemagne étaient environ 75 % plus élevés que ceux observés chez ses principaux concurrents européens, américains et chinois. Le gaz allemand coûtait environ quatre fois plus cher qu’aux États-Unis. L’électricité, elle, n’était « que » 50 % plus chère... McKinsey constate également une détérioration du coût énergétique total des ménages et estime que l’objectif de stabilité des prix est aussi menacé. La légère amélioration récente du prix de l’électricité résidentielle ne tenant d’ailleurs qu’à la prise en charge temporaire d’une partie des coûts de réseau par le budget fédéral. Voilà donc un pays qui a déjà consacré des centaines de milliards d’euros à refondre son système énergétique et qui s’apprête à en mobiliser jusqu’à mille milliards supplémentaires, tout en conservant une industrie lourdement pénalisée par le prix de l’énergie et des ménages dont la facture ne s’allège toujours pas durablement... welt.de/wirtschaft/plus6a982…
13
75
144
11,223
L’Europe entre dans l’hiver avec ses stocks de gaz à leur niveau le plus bas à cette période depuis une quinzaine d’années. Un manque qui intervient au moment où tout le monde en veut. Parce que pendant l’été, les acheteurs européens ont retardé leurs achats en pariant sur un retour rapide du GNL qatari, bloqué par les tensions autour du détroit d’Ormuz. Le pari était d’attendre quelques semaines, de laisser les prix retomber, puis de remplir les stockages à meilleur compte. Mais ce pari a tourné court. Les cargaisons qataries sont restées contraintes, les prix ont bondi à leur plus haut niveau depuis 3 ans et demi, et l’Europe doit désormais acheter en urgence face à l’Asie, qui convoite les mêmes méthaniers... Le plus piquant est que Bruxelles avait assoupli son propre objectif de remplissage, abaissé de 90 % à 80 %, au moment même où l’incertitude géopolitique augmentait. Le résultat est qu'avec des stocks encore bloqués autour de 65-66 %, l’Europe devrait pour l'instant débourser plus de 8 milliards de $, aux prix actuels, rien que pour remonter à 75 % de remplissage. En somme, la stratégie énergétique européenne retrouve une vieille constante : moins de stocks, moins d’industrie, davantage de dépendance au marché mondial.. et beaucoup d’espoir placé dans la météo. oilprice.com/Latest-Energy-N…
6
35
68
2,946
La Norvège est le premier producteur de pétrole d’Europe et son principal fournisseur de gaz. Mais la Norvège en a assez des sermons énergétiques. Depuis 2021, l’UE réclame l’arrêt des nouveaux forages dans l’Arctique, tout en renforçant sa dépendance aux hydrocarbures norvégiens depuis la rupture avec la Russie. Terje Aasland, ministre norvégien de l’Énergie, résume la contradiction : Bruxelles condamne les forages, tandis que Berlin signe avec Equinor un contrat gazier de quinze ans et que la Pologne investit directement dans des champs pétroliers offshore... Le paradoxe est d’autant plus piquant que la Norvège doit précisément sa prospérité au pétrole et au gaz. Rien n’indique qu’elle soit pressée de fermer la parenthèse… Les trois principales compagnies actives sur le plateau continental norvégien ( Equinor, contrôlée par l’État, Aker BP et Vår Energi, contrôlée par Eni ) viennent ainsi d’annoncer qu’elles allaient unir leurs forces pour explorer de nouvelles « zones frontières » : des régions plus coûteuses et plus risquées que les bassins déjà matures, mais susceptibles d’abriter des découvertes plus importantes. « C’est un peu du drill, baby, drill. Mais sous contrôle », résume Karl Johnny Hersvik, directeur général d’Aker BP. L’enjeu est simple : sans nouvelles découvertes, la production pétrolière norvégienne pourrait chuter de près des deux tiers d’ici 2050 ! Oslo regarde donc vers la mer de Barents, appelée à devenir l’un des principaux relais de production dans les prochaines décennies. Le ministre Aasland pointe aussi une autre faiblesse européenne : « Le problème de l’Europe, c’est que nous avons 27 marchés de l’énergie. Ils ne parlent pas ensemble. La Commission européenne produit de beaux projets, mais lorsqu’il s’agit d’adopter une approche réaliste de l’avenir énergétique, nous nous retrouvons avec 27 stratégies différentes. » Comme le conclue le FT « Ces dernières années, la Norvège a parié avec succès que l’UE n’irait pas jusqu’au bout de ce qu’elle prêche. Les responsables politiques et les entreprises norvégiennes semblent désormais de plus en plus convaincus que la réalité commerciale finira, pour des décennies encore, par submerger la rhétorique verte européenne. » politico.eu/article/norway-e… ft.com/content/62480805-a8e1…
6
115
275
12,615
Il fallait sans doute beaucoup d’imagination, il y a encore quelques années, pour présenter Olkiluoto 3 comme un modèle énergétique pour l’Irlande. Le réacteur finlandais entré en service avec quatorze années de retard et environ 8 milliards d’€ de dépassement par rapport au budget initial... Et pourtant, en août 2026, c’est précisément Olkiluoto que l’Irlande envisage d’étudier dans le cadre de ses travaux sur la décarbonation de son système électrique. Les data centers consomment déjà près d’un quart de toute l’électricité du pays. Leur consommation a encore progressé de 10 % en 2025, contre seulement 2 % pour l’ensemble des autres consommateurs. Sur la seule base des installations aujourd’hui contractualisées, EirGrid prévoit que leur consommation passera en 2034 à près de 31 % de toute l’électricité du pays. - Or le système censé accompagner cette croissance montre déjà ses limites. Malgré des années d’investissement dans le vent, l’électricité irlandaise provenait encore en 2025 à 40 % du gaz, à 32 % de l’éolien et à 16,3 % des importations nettes. Les centres de données ont cette particularité assez peu compatible avec certaines représentations de la transition énergétique, à savoir que leurs serveurs ne s’arrêtent pas lorsque la météo devient défavorable… - L’autre découverte irlandaise concerne les prix. Au second semestre 2025, l’Irlande affichait le prix de l’électricité domestique le plus élevé de l’UE, ainsi que pour les consommateurs non résidentiels. La comparaison avec la Finlande possède ici une certaine saveur : au premier semestre 2025, l’électricité non résidentielle y coûtait environ 8 centimes/kWh, le niveau le plus bas de l’Union, contre 27 centimes en Irlande. Cela ne signifie évidemment pas que l’écart s’explique à lui seul par le nucléaire. Cela signifie juste qu’il devient difficile de présenter Olkiluoto comme l’incarnation évidente d’un modèle ruineux depuis Dublin. D’autant que l’Irlande ne se contente plus d’investir dans les renouvelables. Elle a également décidé de se doter d’une réserve stratégique de gaz naturel liquéfié, reposant notamment sur une unité flottante de stockage et de regazéification. - Le 16 avril 2026, le gouvernement expliquait qu’il n’avait aucun projet nucléaire et rappelait que deux dispositions législatives interdisaient la production d’électricité par fission en Irlande. Un mois plus tard, il décidait de soutenir une proposition visant à supprimer cette interdiction. Le ministre de l’Énergie se déclarait désormais « agnostique » et favorable à ce que l’option puisse être étudiée. Les ministres des Finances et des Dépenses publiques souhaitent aussi rouvrir le débat. Fin juillet, le ministre annonçait la préparation d’un nouveau Livre blanc sur le système électrique jusqu’en 2050. En août, Olkiluoto et les SMR apparaissaient parmi les technologies que l’administration souhaitait examiner. Une technologie que l’Irlande avait pris soin d’exclure juridiquement de son avenir énergétique redevient une option que l’État juge nécessaire d’étudier. L’Irlande ne se convertit donc pas soudainement au nucléaire. Elle se convertit plus modestement à l’arithmétique. irishtimes.com/politics/2026… ft.com/content/d8279eab-023e…
4
31
73
4,340
Au 19 août, les réserves allemandes de gaz n’étaient remplies qu’à 50 %, soit environ 25 % plus basses qu’un an auparavant et très loin des niveaux de précaution. La moyenne européenne n’est guère plus rassurante. La cause immédiate tient à la fermeture du détroit d’Ormuz, qui a fortement tendu les marchés du gaz. - Mais le problème allemand tient aussi à la manière dont les stocks sont remplis. DW relève que l’Allemagne s’en remet à des négociants privés pour remplir ses stockages et que la plupart préfèrent attendre une éventuelle détente des prix plutôt que d’acheter cher aujourd’hui. Berlin en est donc désormais réduit à exhorter les traders à accélérer leurs achats... L’objectif gouvernemental de 71 % de remplissage au 1er novembre est désormais jugé « pratiquement inatteignable » par les gestionnaires de réseau gaziers. Même avec une accélération sensible des injections, ils estiment que les stocks resteront sous la cible. L’Allemagne risque d’aborder l’hiver avec moins de réserve et devra acheter davantage lorsque tout le monde cherchera précisément à faire la même chose. - Car l’Allemagne n’est pas seule à subir cette logique d’attente. La Commission européenne indiquait le 20 août que les stocks de l’UE n’étaient qu’à 62 %, contre 74 % un an plus tôt, et attribuait explicitement ce retard aux prix élevés du gaz, qui ont découragé les entreprises d’acheter et de stocker. Trois phénomènes se cumulent. Les stocks sont partis de plus bas après l’hiver précédent, les prix du gaz et du GNL ont fortement remonté avec la crise d’Ormuz, et la structure des prix n’a pas offert aux opérateurs une incitation suffisante pour reconstituer rapidement les réserves. La concurrence mondiale pour le GNL complique encore la situation, puisque l’Europe doit attirer les cargaisons face aux acheteurs asiatiques… - Le problème est d’autant plus sensible au système énergétique allemand que le gaz y reste fondamental. Il alimente encore une large part du chauffage résidentiel, de l’industrie et de la production électrique pilotable. La facture commence déjà à suivre. Pour une maison consommant 20 000 kWh par an, les nouveaux tarifs pourraient représenter environ 400 € supplémentaires. (Federation of German Consumer Organizations). dw.com/en/why-are-germanys-g… reuters.com/business/energy/…
4
43
85
6,026
Le CREA estime que la Chine a rejeté 26 % de l’ensemble de sa production éolienne et solaire au cours des 6 premiers mois de 2026. En volume, cela représente 360 TWh, de quoi alimenter le Mexique pendant un an.. Ce graphique montre surtout que l’écrêtement progresse beaucoup plus vite que la production renouvelable elle-même. Depuis 2020, solaire comme éolien augmentent fortement, mais la partie de production non absorbée par le réseau ( déclarée en orange et surtout estimée mais non déclarée en vert ) s’épaissit brutalement à partir de 2024-2025. Le problème n’est donc plus seulement de produire de l’électricité renouvelable, mais de pouvoir l’intégrer. Réseau, stockage, dispatching et règles de marché n’ont pas suivi le rythme des installations. L’économie commence à rappeler quelques réalités physiques : entre janvier et juin les nouvelles installations solaires ont chuté de 66 %, tandis que le stockage ralentit : 17 GW ajoutés au premier semestre, soit 26 % de moins sur un an, contre 30 GW de nouvelles centrales au charbon, tandis que 274 GW supplémentaires sont autorisés ou en construction... À force de mesurer la transition en gigawatts installés, on finit par oublier la seule unité qui compte vraiment : les térawattheures effectivement utilisables… reuters.com/business/energy/… energyandcleanair.org/public…
5
68
189
6,123
Depuis le début du mois d'août, le « nucléaire français en difficulté » a produit plus de cinq fois autant que le solaire qui l’aurait « sauvé ». Pour info, il produit aussi la nuit, détail apparemment secondaire dans la dramaturgie énergétique du moment...
Plusieurs pays européens dont la France ont dû arrêter des centrales à cause de la chaleur : ce sont les panneaux solaires qui les ont sauvés pour répondre à l'explosion de la demande d'électricité l.bfmtv.com/cTyT
Community note
Le nucléaire a fourni la majorité de la production électrique en France pendant les canicules de 2026 malgré des réductions partielles, permettant des exportations nettes ; le solaire a augmenté de 17 % mais n'a pas "sauvé" le réseau. ember-energy.org/latest-insight… sfen.org/rgn/canicule-d…
16
218
509
12,738
Ce qui compte n’est pas seulement la valeur du minerai, mais le pouvoir que confère la maîtrise d’un maillon difficilement substituable... Un matériau ne représentant presque rien dans la valeur finale peut mettre en péril une chaîne industrielle pesant plusieurs milliers de milliards de dollars. En 2025, les restrictions chinoises sur certaines terres rares lourdes ont par exemple suffi à contraindre plusieurs constructeurs automobiles à ralentir, voire à interrompre temporairement leur production. L’AIE estime qu’un contrôle complet des exportations de terres rares pourrait mettre en risque 6 500 milliards de dollars de production industrielle annuelle hors de Chine ; pour le seul graphite de qualité batterie, plus de 300 milliards seraient concernés. Les prix commencent logiquement à refléter cette vulnérabilité. Entre janvier 2025 et avril 2026, le tungstène a bondi de 620 %, tandis que le tantale, le cobalt, le lithium, le néodyme ou le praséodyme ont enregistré des hausses parfois supérieures à 100 %, sous l’effet combiné des restrictions commerciales, d’une demande soutenue et de marchés étroits. Plus révélateur encore, la concentration s’accentue. Hors terres rares, la part moyenne de la Chine est passée en 2023 de 70 à 72 % en 2025 et, pour le nickel, le graphite ou le manganèse, presque toute la croissance récente de l’offre raffinée est chinoise. Une chaîne industrielle peut valoir des milliers de milliards et tenir à quelques grammes. C’est peut-être la meilleure définition contemporaine de la vulnérabilité... iea.org/reports/global-criti…
2
10
16
1,499
Documentaire et Vérité retweeted
✊Halte à l’écolo-bashing Moi aussi, comme Le Monde, je veux venir au soutien de nos amis écologistes 🌻💚 Non, ils ne sont pas responsables de tout. Ce n’est pas parce que le réchauffement climatique n’est devenu un axe de leurs programmes présidentiels qu’à partir de 2002 qu’ils sont responsables de tout. Ce n’est pas parce qu’ils ont passé cinquante ans à combattre le nucléaire, en proposant successivement de le remplacer par du « charbon propre » ou du gaz « naturel », qu’ils sont responsables de tout. Ce n’est pas parce qu’ils vantent l’Energiewende allemande comme le modèle à suivre,malgré son recours massif au charbon et au gaz et les milliards de tonnes de CO₂ supplémentaires évitables qui lui sont imputables, qu’ils sont responsables de tout. Ce n’est pas parce que plusieurs personnalités issues de leurs rangs ont occupé les ministères de l’Environnement, du Logement ou de la Transition écologique qu’ils sont responsables de tout. Ce n’est pas parce que leurs idées ont inspiré le Grenelle de l’environnement, la Convention citoyenne pour le climat et une grande partie des politiques publiques environnementales depuis vingt ans qu’ils sont responsables de tout. Ce n’est pas parce que des établissements publics comme l’ADEME, l’OFB, l’INRAE, le CNRS et d’autres organismes publics et agences de l’État promeuvent ou définissent des politiques publiques ou des réglementations proches de leurs idées, qu’ils sont responsables de tout. Ce n’est pas parce que des millions d’euros de subventions publiques financent chaque année des associations environnementales amies qui portent les mêmes orientations et s’opposent à peu près tout qu’ils sont responsables de tout. Ce n’est pas parce que l’administration a vu se multiplier les formations obligatoires au « développement durable », très largement construites autour d’une seule grille de lecture des enjeux environnementaux, qu’ils sont responsables de tout. Ce n’est pas parce que des réseaux d’influence comme Le Lierre revendiquent l’ambition de diffuser ces approches au sein de la haute fonction publique qu’ils sont responsables de tout. Ce n’est pas parce qu’ils affirment vouloir davantage de train tout en s’opposant à plusieurs nouvelles infrastructures ferroviaires, davantage de fret tout en demandant un moratoire sur le canal Seine-Nord Europe et sur le Lyon-Turin, davantage d’électricité décarbonée tout en combattant le nucléaire, davantage d’innovation agricole tout en refusant les nouvelles techniques génomiques (NGT), qu’ils sont responsables de tout. Ce n’est pas parce que les événements de l’été 2026 ont prouvé jusqu’à l’absurde qu’ils avaient tout faux sur la climatisation, le stockage de l’eau, le débroussaillage et l’entretien des forêts, qu’ils sont responsables de tout. Non. Les responsables du réchauffement climatique sont les émissions de gaz à effet de serre liées au développement humain, pas un parti politique. Ce n’est donc pas parce qu’ils se sont souvent trompés dans leur diagnostic, plus encore dans les solutions qu’ils ont proposées, qu’ils ont retardé ou combattu des leviers d’atténuation et des mesures d’adaptation aujourd’hui largement reconnues comme nécessaires, ou que leur approche souvent idéologique et punitive a fini par détourner une partie des Français de l’écologie, qu’ils sont responsables de tout. Mais après un demi-siècle d’influence sur le débat public, les institutions et les politiques environnementales, il devient difficile de soutenir qu’ils ne sont responsables de rien. Un sérieux aggiornamento s’impose. lemonde.fr/idees/article/202…
96
695
1,863
87,527
Édito du Wall Street Journal: Comment les politiques vertes alimentent les incendies en Europe ? Dans le cadre du Pacte vert, l’UE veut placer 30 % de son territoire sous protection de la nature d’ici à 2030, dont une partie importante sous « protection stricte ». Parmi les objectifs figurent l’augmentation du bois mort et de la densité forestière. Or ces mesures peuvent aussi accroître la quantité de combustible disponible, faciliter la propagation des flammes et compliquer l’intervention des secours. Pendant des siècles, agriculteurs, éleveurs et forestiers ont entretenu les paysages par le pâturage, le débroussaillage ou les brûlages dirigés. Mais l’exode rural, la disparition des petites exploitations et l’accumulation des contraintes administratives réduisent progressivement ces pratiques. Au nom de la protection de la nature, certaines politiques aboutissent ainsi à retirer l’homme de territoires qu’il contribuait précisément à rendre moins inflammables. « La législation environnementale ne s’est pas fondée sur la science écologique ni sur la sylviculture », estime Víctor Resco de Dios, professeur de sciences forestières à l’université de Lleida, en Espagne. « Je pense qu’elle s’est fondée sur l’idéologie, sur une vision du monde à la Walt Disney, avec Bambi, dans laquelle l’être humain est considéré comme intrinsèquement nuisible » à l’environnement. Mais « lorsqu’on retire l’homme de l’équation, on accumule davantage de combustible, et l’on obtient ensuite des incendies plus graves ». Dans une étude publiée l’an dernier dans le Journal of Environmental Management, M. Resco de Dios et ses coauteurs ont analysé les incendies survenus dans les forêts tempérées du sud-ouest de l’Europe, notamment en Espagne, en France et au Portugal. Ils ont constaté que les zones protégées représentent 38 % des surfaces forestières, mais 55 % des superficies brûlées lors des incendies récents. Ils ont également observé qu’en Australie, en Californie et dans le sud-ouest de l’Europe, les feux brûlaient avec davantage d’intensité dans les espaces protégés, les rendant plus dangereux pour les habitants voisins et plus destructeurs pour les milieux naturels. Cela permet d’expliquer certains des incendies qui, ces dernières années, ont causé d’importants dégâts dans les zones résidentielles de l’Ouest américain. Ce qui suggère qu’au-delà des aléas météorologiques, il existe également un échec des politiques publiques. L'édito conclue: « Attribuer toute catastrophe naturelle au changement climatique est devenu l’explication par défaut, mais les coûteuses solutions européennes n’auront que peu d’effet sur les températures mondiales. Une meilleure gestion des forêts et une prévention plus efficace des incendies peuvent, en revanche, produire des résultats concrets. » wsj.com/opinion/how-green-po…
4
93
165
12,717