🚨Pourquoi cette affaire n’est pas anodine
En 2020, alors qu’il est maire du Havre et président de la communauté urbaine, Édouard Philippe lance « un projet phare » destiné à incarner l’avenir numérique de la ville : la Cité numérique, un tiers-lieu d’innovation au budget ambitieux.
Pour l’animer et l’exploiter, une convention est signée dès juillet avec l’association LH French Tech, seule candidate à un appel à manifestation d’intérêt, qui doit recevoir plus de deux millions d’euros de fonds publics. Très vite, un problème apparaît : la présidente bénévole de cette association n’est autre que Stéphanie de Bazelaire, adjointe au maire précisément chargée de l’innovation et du numérique, ce qui soulève immédiatement des alertes internes sur un possible conflit d’intérêts.
C’est dans ce contexte que Cornelia Findeisen, haute fonctionnaire recrutée comme directrice générale adjointe pour suivre notamment ce dossier, découvre le montage. Après avoir alerté en vain, elle saisit le Parquet national financier en 2023.
S’ensuivent alors des perquisitions, une plainte avec constitution de partie civile, l’ouverture d’une information judiciaire pour détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d’intérêts et concussion, ainsi qu’une bataille pour faire reconnaître puis confirmer son statut de lanceuse d’alerte.
Aujourd’hui, alors que Philippe est candidat à la présidentielle et conteste les accusations, elle prend la parole pour la première fois sous son vrai nom pour raconter ce qu’elle a vu au Havre.
Exclusif : La haute fonctionnaire qui a alerté dans l'affaire qui pourrait menacer Edouard Philippe parle pour la première fois.
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