La situation a pris un tournant ce
#17octobre, avec l'entrée en scène de nombreux travailleurs qui soutenaient la mobilisation lycéenne.
Malgré la politique de terreur, et les nombreuses interdictions, 800 000 personnes sont allés manifester. Il y a un refus net des tentatives d'interdire la mobilisation, et la journée et sa radicalité évoquent une sorte de « nuit des barricades », comme en mai 68 lorsque les étudiants ont réveillé des millions de travailleurs qui se sont mis en grève.
Notre force est immense, et il n'y a plus de marche arrière possible. L'Etat se prépare à déchaîner son arsenal répressif contre les manifestants mobilisés. Et si on ne va pas jusqu'à la victoire, la contre offensive sera impitoyable.
La grande question aujourd'hui est celle des suites à ce mouvement. On doit à tout prix gagner. La combinaison d'un Gilet Jaune XXL et d'une mobilisation historique de la jeunesse ouvre la possibilité d'une grève générale.
Manifester tous les samedis risque de ne pas suffir. Mais si l'économie est à l'arrêt, ce gouvernement criminel peut tomber, et nous pourrons arracher nos revendications. Non seulement la fin de parcoursup, des investissements massifs pour l'éducation, mais aussi l'augmentation des salaires et la baisse des prix du carburant.
Construisons la grève générale dès maintenant, commençons à réunir l'ensemble des secteurs de la société pour discuter de cette perspective. Comme à Toulouse, où les étudiants appellent à une réunion interprofessionnelle du « Grand Toulouse » ce mardi, avec l'objectif de mettre en ordre de bataille les différents secteurs de travailleurs pour penser concrètement les suites de 17 octobre.
Dans toutes les villes, soyons des milliers à nous organiser en assemblées générales pour ensuite aller voir en délégation les cheminots, les conducteurs de bus, les travailleurs de la santé, les éboueurs, les énergéticiens... pour qu'ils rejoignent la mobilisation et renforce la révolte lycéenne et étudiante en paralysant l'économie !
Ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre.