Je lis beaucoup de choses sur ce réseau à propos des élections sénatoriales. Je vais donc rétablir les faits.
Dès la fin des élections municipales, les insoumis ont proposé aux écologistes de travailler à un accord national permettant l’élection d’un maximum de sénatrices et de sénateurs d’EELV et de la France insoumise. Cette proposition a été refusée par les écologistes.
Les insoumis ont dès lors proposé de regarder les départements où un accord de réciprocité entre les insoumis et les écologistes semblait possible et utile, notamment dans le Rhône et chez les Français de l’étranger.
1) Dans le Rhône, notre proposition de liste commune a été écartée par les écologistes qui ont privilégié conclure un accord avec la socialiste Hélène Geoffroy, ancienne ministre de François Hollande, ardente opposante à la NUPES et au NFP et responsable de l’absence d’accord ayant conduit à la défaite de la gauche à la métropole de Lyon.
Pire encore, pour tenter d’empêcher toute possibilité que les insoumis puissent élire un sénateur avec leur propre liste, les écologistes ont lancé une candidature dissidente conduite par Bruno Bernard, ancien président de la métropole de Lyon, avec l’objectif d’éviter que les voix ne souhaitant pas valider la présence d’Hélène Geoffroy en seconde position de la liste écologiste ne se reportent sur la liste insoumise.
2) Chez les Français de l’étranger, les insoumis ont proposé de soutenir Mélanie Vogel en première position et de se placer en seconde position sur une liste d’union. Au vu des résultats des dernières élections consulaires, cela aurait permis de garantir l’élection d’une sénatrice et d’un sénateur de chacune des composantes. Mais les écologistes ont refusé cette proposition.
La direction d’EELV tente d’expliquer que ce serait parce que les insoumis ont refusé de figurer sur une liste commune avec le PS. Quelle plaisanterie. Il n’était évidemment pas question pour les insoumis de faire liste commune avec le PS aux sénatoriales. Mais cette possibilité n’a évidemment jamais été évoquée et il s’agit d’une réécriture complète de l’histoire. La preuve ? Si tel devait être le cas, il y’aurait aujourd’hui une liste commune entre le PS et les écologistes chez les Français de l’étranger. Or, ce n’est pas le cas.
Il y’a donc trois listes pour les élections sénatoriales chez les Français de l’étranger. Une liste EELV, une liste insoumise et une liste du PS. Au vu de la composition des grands électeurs, la liste EELV élira uniquement sa tête de liste, tout comme la liste du PS.
La seule question restant ouverte est de savoir aujourd’hui si la liste insoumise aura suffisamment de grands électeurs pour faire élire Martha Pecina.
Or, depuis plusieurs semaines, loin des discours unitaires déployés sur les réseaux sociaux, la liste EELV mène une intense campagne contre la liste insoumise qui n’a que pour unique objectif d’empêcher l’élection d’une sénatrice insoumise et pour seule conséquence le cas échéant de renforcer la droite sénatoriale.
Dans ce contexte, je salue la campagne de Gabriel Amard dans les Rhône et de Martha Pecina chez les Français de l’étranger qui mènent une campagne digne, loin des méthodes de nos concurrents, avec comme seule boussole la volonté de renforcer la gauche de rupture au Sénat.
Bon courage à eux, comme à tous les
insoumis.es engagés dans la campagne sénatoriale.