Les scènes de casse et de pillage qui ont accompagné les mobilisations d’hier, sont d’une gravité qui ne saurait être minimisée.
Les vols, les pillages, les vitrines brisées, les commerces dévastés, les bâtiments publics vandalisés et incendiés et en particulier les préfectures et les mairies qui sont nos maisons communes, ne sont pas les dommages collatéraux d’une mobilisation : ils sont des actes qui portent atteinte au travail, à la dignité et à la sécurité de celles et ceux qui les subissent.
Ils sont des agressions de la République.
Rien ne justifie que l’on détruise le bien d’autrui au nom de ses propres convictions ou de ses colères.
Aucune revendication, aucune colère, aucune mobilisation ne peut justifier que l’on se comporte de la sorte.
Le droit de manifester n’est pas un droit de saccager, la colère n’est pas un permis de piller, et aucune cause ne saurait servir de prétexte à la destruction.
Dans ces épreuves, nous sommes particulièrement reconnaissants aux forces de l’ordre et aux pompiers, qui ont su, dans des conditions extrêmes, ramener le calme et garantir la sécurité de tous.
Une République digne de ce nom doit protéger ceux qui travaillent, ceux qui prient et ceux qui vivent ensemble, sans que personne n’ait à craindre pour ses biens, sa sécurité ou sa liberté.
La Bible nous enseigne, dans le texte de la Genèse que nous avons lu hier et parlant de Noé, que lorsque l’on assiste à une destruction, il faut pouvoir en tirer les leçons, afin de pouvoir reconstruire une société apaisée.
A nous tous donc, de trouver les moyens du dialogue, afin de bâtir ensemble une réalité plus sereine.