🔴🇫🇷FLASH - Le Monde écrit dans son dernier éditorial : « Les défilés du samedi
#17octobre ne doivent pas se résumer aux pillages et aux destructions. L’immense majorité des cortèges (800 000 personnes selon les organisateurs, 550 000 selon le ministère de l’intérieur) étaient pacifiques et portaient des revendications légitimes. Depuis 10 ans, Emmanuel
#Macron a fait preuve d’une surdité continue vis-à-vis des mouvements sociaux qui ont scandé ses 2 quinquennats. Refusant tout compromis, les différents exécutifs macronistes ont systématiquement contourné les syndicats depuis 2017, contribuant à leur affaiblissement. En s’y prenant de cette manière, le pouvoir exécutif s’est privé des intermédiaires indispensables pour canaliser les
#colères. Dans le même temps, le chef de l’Etat s’est coupé de la jeunesse, multipliant les réformes impopulaires dans cette partie de la population, sans écouter le mécontentement grandissant. Pour Emmanuel Macron, le constat d’échec est majeur. Le mouvement du 17 octobre évoque celui des «
#Giletsjaunes », surgi en décembre 2018, déjà autour de la question du pouvoir d’achat et de la vie chère. Après le grand débat national, les 225 000 contributions citoyennes réunies dans les cahiers de doléances n’ont jamais trouvé de traduction politique. Quelques années plus tard, en 2023, les manifestations massives contre la réforme des
#retraites n’ont pas, non plus, trouvé de réponse politique, le gouvernement Borne faisant adopter sa réforme sans vote du Parlement. Cette incapacité à prendre en considération les griefs des opposants a contribué à nourrir la défiance vis-à-vis du chef de l’Etat. L’exécutif ne peut plus se permettre d’émettre une nouvelle fin de non-recevoir. La paix sociale ne pourra se reconstituer qu’à cette condition ».