On nous parle de tentatives d’insurrection, dans un pays où, nous dit-on, le bilan est inattaquable. Tout est construit, tout est comblé, les populations seraient comblées de bonheur, unanimes dans leur satisfaction. Alors de quoi pourrait-on bien s’insurger ? Comment imaginer une révolte là où règne, par définition, une harmonie parfaite ? L’insurrection devient ici une aberration logique, un fantôme agité pour masquer autre chose.
Et voilà qu’on voudrait nous faire croire qu’une poignée d’individus, soi-disant insatisfaits, pourraient déclencher une insurrection, alors même 90% de la population réclame le Président.
Si les foules sont rassasiées, logées, soignées, éduquées, et qu’elles expriment leur gratitude, qui donc aurait l’idée folle de lever le poing ?
Non, il faut arrêter cette mascarade : brandir le spectre de l’insurrection dans un pays de prétendue satisfaction totale relève du théâtre politique, pas de la réalité.