𝗦𝗜𝗟𝗘𝗡𝗖𝗘 𝗘𝗠𝗕𝗔𝗥𝗥𝗔𝗦𝗦𝗘 𝗗𝗘𝗦 𝗠𝗘𝗗𝗜𝗔𝗦
𝗦𝗨𝗥 𝗟𝗘𝗦 𝗟𝗘𝗚𝗜𝗦𝗟𝗔𝗧𝗜𝗩𝗘𝗦 𝗘𝗡 𝗥𝗨𝗦𝗦𝗜𝗘
Le régime politique russe est loin d'être une démocratie parfaite, c'est une chose entendue.
Mais voir le parti de Poutine et Medvedev obtenir 58% des voix aux législatives montre que nous ne sommes quand même pas dans un régime de type chinois ou nord-coréen où le parti au pouvoir recueille généralement plus de 99,5%.
Ni dans un régime comme il en existe encore beaucoup à travers le monde, en Afrique, au Moyen-Orient ou en Asie du sud-est, où les autocrates au pouvoir sont réélus avec une majorité écrasante de plus de 90%.
Mais allons plus loin.
Les autorités russes ont interdit au parti Iabloko, qui milite pour l'adhésion de la Russie à l'UE et contre l'intervention militaire russe en Ukraine, de se présenter aux législatives. C'est en effet profondément anormal et regrettable.
Mais voir la Commissaire européenne estonienne Kaja Kallas en déduire que les élections législatives en Russie ne sont qu'un «vernis de démocratie» témoigne de l'aplomb et du cynisme à toute épreuve des européistes.
Ne vivons-nous pas en France une situation comparable ?
Lorsque l'on constate que le RN, puis LFI, se soumettent coup sur coup au narratif otanien, et que toute personne favorable à l'arrêt du soutien à l'Ukraine est immédiatement lynchée médiatiquement comme étant un soutien de Poutine, un collabo et un traître à la France, force est de constater que la démocratie en France n'a guère de leçon à donner à la Russie !
Mais la cerise sur le gâteau est de voir nos dirigeants politiques et nos médias soutenir à qui mieux-mieux le régime de Zelensky, en le présentant comme l'ultime rempart de la démocratie en Europe.
Or, rappelons que si les élections législatives en Russie n'ont pas été organisées d'une façon parfaitement transparente, elles ont quand même eu lieu !
Alors que toutes les élections ont été interdites par Zelensky en Ukraine depuis 2023. Les dernières législatives t remontent à juillet 2019, il y a plus de 7 ans, et le régime ukrainien a tout simplement interdit les 7 partis d'opposition.
En d'autres termes, les partisans de l'Ukraine font penser à l'hôpital se moquant de la charité.