Les mutilĂ©s sont tous des enfants. Exclusivement des enfants. Aucun policier nâa perdu un Ćil. Aucun nâa perdu une main.
Depuis plusieurs jours, lâultra-violence a frappĂ© Ă la porte de nos lycĂ©es. Des Ă©lĂšves, des personnels Ă©ducatifs, des policiers et des gendarmes ont Ă©tĂ© blessĂ©s. Ces violences doivent ĂȘtre condamnĂ©es sans condition.
Beaucoup de fausses informations ont circulĂ© sur lâaction des forces de lâordre. Quelques clarifications sont nĂ©cessaires.
Des instructions de proportionnalité ont été données aux policiers et aux gendarmes.
Ce qui dĂ©clenche leur intervention, ce sont des violences, rĂ©siduellement contre des biens mais surtout contre des personnes. Ou, lorsquâun lycĂ©e est bloquĂ©, la demande du chef dâĂ©tablissement de recourir Ă la force publique.
Dans lâimmense majoritĂ© des cas, des individus violents se mĂȘlent aux lycĂ©ens non violents et sâen prennent Ă eux ou aux personnels de lâĂducation nationale.
Dans des opĂ©rations de maintien de lâordre aussi sensibles, des accidents peuvent arriver. Lorsquâils arrivent, lâĂtat de droit sâapplique : enquĂȘtes administratives ou judiciaires, transparence, recherche des responsabilitĂ©s. Et il doit y avoir de lâempathie.
Mais parler de « violences policiĂšres » pour suggĂ©rer quâil existerait des instructions politiques de rĂ©pression est faux.
Il faut faire taire deux mensonges qui divisent notre sociĂ©tĂ© : laisser penser quâil existe une intentionnalitĂ© et une disproportion volontaire dans lâusage de la force ; sous-entendre que les policiers et les gendarmes de la RĂ©publique seraient racistes.
La situation est suffisamment grave pour ne pas avoir besoin dâune classe politique qui souffle sur les braises et attise les violences.