đš « JE REFUSE QUE MON FILS AILLE EN TRIBUNE PARCE QUE JâAI PEUR DES ACTES RACISTES ! » đš
Sidney Govou đ«đ· dĂ©nonce du racisme autour des matchs de lâOL đ :
« à lâĂ©poque oĂč je jouais, il y a dĂ©jĂ eu des actes discriminatoires. Je me souviens mâĂȘtre battu avec un responsable dâune tribune du virage Sud parce quâil mâavait fait des rĂ©flexions racistes, sans doute aprĂšs un match oĂč je nâavais pas Ă©tĂ© bon. Mais lĂ , câest en pĂšre de famille que je rĂ©agis.
Mon fils, 17 ans aujourdâhui, est nĂ© Ă Lyon, il est fan de lâOL, il est mĂ©tis. Plusieurs fois, il mâa demandĂ© dâaller suivre un match en tribune. Et je lui ai dit non, naturellement.
CE NâEST PAS NORMAL QUE JE REFUSE QUâIL AILLE EN TRIBUNE PARCE QUE JâAI PEUR DES ACTES RACISTES Ă SON ENCONTRE, JUSTE PARCE QUâIL EST MĂTIS.
Je fais pas mal de dĂ©placements europĂ©ens. Et je vois les regards de certains supporters quand ils me croisent dans lâaĂ©roport ou prĂšs du stade, des mecs cagoulĂ©s, habillĂ©s tout en noir, qui me regardent de travers. Je ne demande rien, mais je pense ĂȘtre une figure emblĂ©matique dans mon club, et ça me choque.
Beaucoup de supporters viennent, me saluent, sont contents de me voir. Il y a forcĂ©ment un autre problĂšme. ET CâEST PEUT-ĂTRE MA COULEUR DE PEAU.
JE NâINCRIMINE PAS LES GROUPES DE SUPPORTERS MAIS DES MICROGROUPES DE PERSONNES QUI FONT RĂGNER UNE ESPĂCE DE TERREUR.
Je pense que le club agit. CE NâEST PAS SA RESPONSABILITĂ MAIS CELLE DE LâĂTAT. LE RACISME EST UN DĂLIT PUNI PAR LA LOI, CE NâEST PAS JUSTE UNE PENSĂE POLITIQUE.
Depuis trop longtemps, on a laissĂ© faire. Je parle de lâOL parce que câest ce que je connais le mieux, mais je peux parler de pas mal dâautres clubs. Les seuls oĂč je nâai pas ressenti ça, ce sont Marseille et Paris. Il nây a pas ce cĂŽtĂ© malsain oĂč les mecs te regardent avec un cĂŽtĂ© haineux qui va au-delĂ du foot. Ă Lyon, je trouve que câest trop prĂ©sent.
IL FAUT AGIR VITE AVEC LâĂTAT CAR CâEST AU-DELĂ DU FOOT. Je pense que ce sont des partis politiques extrĂȘmes, quelle que soit la tendance, qui mettent des gens dans ce milieu-lĂ . Et ça devient dangereux.
On chante la Marseillaise dans la tribune, jâen suis heureux car je suis français et patriote. Mais la Marseillaise ne se finit pas par « bleu blanc rouge » avec un bras tendu, comme on peut parfois le voir.
IL NE FAUT PAS CONFONDRE PATRIOTISME ET NATIONALISME. Ă un moment donnĂ©, il va falloir intervenir. On incrimine le club, mais CâEST Ă LâĂTAT DâAGIR ET DE SANCTIONNER. »
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