ces gauchiasses ne doutent de rien
LETTRE OUVERTE À FRANÇOIS BERLÉAND
Monsieur Berléand,
Alors comme ça on joue les résistants dans les brasseries parisiennes ?
D'après le récit du député Charles Alloncle, vous vous seriez levé au milieu d'un restaurant, pour aller voir les patrons et exiger qu'on mette dehors un élu de la République, parce que ses idées ne vous plaisent pas : "C'est absolument scandaleux, comment pouvez-vous laisser quelqu'un de la trempe de Charles Alloncle continuer à dîner parmi nous, il faudrait le mettre dehors".
On vous a répondu ce que tout Français censé vous répondrait : tout le monde est le bienvenu, quelle que soit sa couleur politique, et si vous n'êtes pas content, c'est vous qui pouvez partir.
Voilà votre conception de la démocratie, Monsieur l'artiste engagé. La pétition pour faire taire une commission d'enquête parlementaire, et l'exclusion au restaurant pour ceux qui ne pensent pas comme vous.
Vous, les bobos caviars du 6ème arrondissement, vous vous prenez pour des chefs de village. Vous vous prenez pour la conscience morale du pays entre deux tournages financés par l'argent public que vous défendez bec et ongles.
Vous parlez de barrage, de résistance, de fascisme, mais le seul barrage que vous connaissez, c'est celui que vous dressez devant la porte d'une brasserie pour empêcher un député de droite de dîner.
Alors une question, Monsieur Berléand, et elle est simple : si Marine Le Pen gagne en 2027, vous allez aller où, vous, le gaucho de la bien-pensance ?
Vous allez continuer à donner des leçons de tolérance en faisant virer les gens des restaurants ?
Le peuple français vous regarde. Et il n'en peut plus de votre hypocrisie, de votre mimétisme panurgique et de votre petite caste qui protège ses marges, ses copinages et son favoritisme.
Un élu ne se met pas dehors. Dans une démocratie, on débat. Mais ça, dans votre monde, vous avez oublié ce que ça veut dire.
Potier Christian