VISION DES MARCHES
Depuis au moins 2018, j’explique qu’acheter des obligations aux USA serait une folie compte tenu des déficits budgétaires monstrueux existants dans ce pays.
Mais, si monsieur Musk réussit à faire baisser significativement les dépenses étatiques, et il parait bien parti pour ça, alors peut être les obligations émises par le gouvernement américain deviendraient « investissables » à nouveau.
Pour l’épargne européenne qui doit s’investir en obligations, ce serait une opportunité inespérée et l’on pourrait assister à une vraie fuite devant l’Euro, qui se ramasserait la gamelle du siècle.
Essayons de traduire ces possibilités dans la réalité des portefeuilles:
1. Pour un portefeuille en Euro, cela veut dire toujours n’avoir aucune obligation dans l’Europe de l’Euro et donc continuer à avoir de l’or (qui va monter en Euro),
des actions en Europe qui bénéficieront de la dévaluation de l’Euro et des positions en actifs financiers en Asie (cash en yen, actions dans le reste de
l’Asie).
Ce portefeuille devra garder aussi ses positions dans le secteur pétrolier américain, voire les renforcer.
Donc, pas vraiment de changement fondamental, mais une probabilité forte que le dévissage de l’euro ne s’accélère.
2. Pour des portefeuilles en dollar, acheter des actions normales aux USA en vendant les 7 actions qui ne peuvent pas baisser (si vous en avez, ce qui n’est
pas mon cas), réduire la part d’or de moitié pour augmenter les investissements
en Asie et dans le secteur énergétique aux USA.
3. Pour un portefeuille Asiatique, vendre l’or, renforcer la part énergétique aux USA et passer au maximum d’agressivité sur l’Asie.
Comme le lecteur peut le voir, je suis en train d’essayer de vous dire que l’euro va se ratatiner, que le dollar va rester stable et que les monnaies asiatiques vont s’envoler, ce qui va favoriser la consommation en Asie.
Mais en réalité, je suis surtout en train de vous dire que si le Président Trump réussissait son pari, alors, dans quelques mois, dans tous les portefeuilles, il faudra
remplacer l’or par le marché obligataire US, comme il avait fallu le faire en 1985