Plus d'État qui brime la liberté des PME, plus d'inflations augmente pour Tous.
Au lieu de réduire les dépenses, ils réduisent leur revenues.
MAGALI PICARD ET PSPP VOUS OFFRENT UNE SEMAINE DE VACANCES DE PLUS, QUI VA PAYER LE CADEAU ?
Trois semaines de vacances payées après seulement un an de service.
C'est le beau cadeau que Magali Picard et Paul St-Pierre Plamondon veulent offrir aux travailleurs québécois.
Formidable !
Qui va cracher le cash pour une semaine de plus ?
Y'a un petit détail que le nouveau gouvernement péquiste semble avoir oublié... c'est pas eux autres qui vont payer.
C’est l’employeur. Le petit commerçant, le restaurateur, le garagiste, le proprio de PME qui se demande déjà comment arriver à la fin du mois.
Actuellement, au Québec, c’est deux semaines après un an, trois semaines après trois ans.
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2019, on a déjà passé de cinq ans à trois ans pour un trois semaines, c'était pas assez encore pour le PQ.
Moins de huit ans plus tard, PSPP va maintenant ramener ça à un an.
C'est pas une invention péquiste.
En France, c'est pire, c’est cinq semaines de vacances après une année.
Plusieurs pays européens en donnent quatre ou cinq après 1 an de service, comme L'Autriche, le Danemark, la Suède, le Luxembourg, la Finlande et le Royaume-Uni.
Party !!
En Amérique du Nord, la Saskatchewan est la seule autre province à imposer trois semaines après un an… depuis 1974.
Aucun État américain n’impose ça aux entreprises privées, là-bas le monde, il travaille.
Avant de jouer au père Noël avec l’argent des autres, peut-être faudrait-il savoir combien coûtent les cadeaux.
500 millions $… et ce n’est qu’une hypothèse
Le Québec compte environ 3,87 millions de salariés. Salaire hebdomadaire moyen : environ 1 280 $.
Si seulement 10 % des salariés passaient de deux à trois semaines grâce à cette mesure, ça ferait environ 387 000 travailleurs.
1 280 $ × 387 000 = près de 500 millions de dollars par année.
Ce n’est pas une facture que les entreprises sortent magiquement de leurs coffres. C’est la valeur de cette semaine-là.
Le vrai coût dépendra des remplacements, des heures supplémentaires et de la production perdue.
Mais, une chose est claire, cette semaine ne tombe pas du ciel.
À 20 %, on parle de près d’un milliard.
Pas des peanuts
Qui va payer ? Devinez.
Un employé à l’heure verra son indemnité passer de 4 % à 6 %.
Qui paie la différence ?
L’employeur.
Un employé à salaire fixe reçoit le même chèque, mais travaille une semaine de moins.
Qui fait son travail ?
Dans une grosse entreprise, on peut parfois réorganiser.
Dans un commerce de quatre employés, quelqu’un doit prendre le relais.
Le patron ?
Un collègue en heures supplémentaires ?
Un remplaçant à trouver et à payer ?
Si l’entreprise n’a pas les moyens, elle coupe ses marges, reporte des investissements ou augmente ses prix.
Et si les prix montent, qui risque de payer une partie de la facture ?
Vous et moi.
Les PME, encore les PME
La FCEI le rappelle, 53 % des entreprises québécoises comptent moins de cinq employés.
Des petites entreprises, pas des multinationales.
Il y a déjà plus de 120 000 postes vacants, trouver du monde est déjà un casse-tête.
Le Conseil du patronat demande une vraie étude économique avant d’aller plus loin. Des spécialistes préviennent que ça pourrait gruger la marge pour les augmentations de salaire.
Pourquoi imposer exactement la même obligation à une entreprise de quatre employés qu’à une société de quatre mille ?
Magali Picard et ses 30 % de productivité
Magali Picard parle d’une hausse de 30 % de la productivité depuis 1997. Une étude de l’IRIS (2024) confirme environ 29 % entre 1997 et 2022.
Mais la même étude montre des écarts énormes.
Productivité horaire moyenne dans l’hébergement et la restauration : 22,64 $.
Dans la production publique (Hydro-Québec) : 226,73 $.
On ne peut pas prendre la moyenne provinciale et faire comme si chaque restaurateur ou chaque garagiste avait fait les mêmes gains.
Et surtout : 29 % de productivité en plus ne veut pas dire 29 % de profits en plus.
Les travailleurs contribuent à créer la richesse. Encore qu'il faut qu’elle existe réellement dans l’entreprise à qui on demande de payer.
Et le PQ, il a fait ses calculs ?
Combien de salariés ont entre un et trois ans de service et n’ont que deux semaines ?
300 000 ? 500 000 ? 800 000 ?
Pas de donnée publique précise.
Le PQ le sait-il ?
A-t-il fait une étude sur le coût réel et l’impact sur les PME, les prix, les embauches et les salaires ?
Qu’a-t-il prévu pour les petites entreprises ?
Mon 500 millions, c’est une hypothèse à seulement 10 %.
Pas une facture officielle. Mais ça donne une idée.
On peut être pour les travailleurs sans être contre les entreprises
Je n’ai rien contre les vacances, j'adore ça, mais ça se mérite.
Faut arrêter de faire comme si les employeurs étaient des puits sans fond.
Une entreprise qui ferme, ce sont aussi des travailleurs qui perdent leur job.
En septembre seulement, le Québec a perdu 49 400 emplois, dont 43 300 à temps plein. Le chômage est passé de 5,6 % à 6 %.
Parmi ceux qui se replaceront, plusieurs repartiront à zéro en ancienneté et deviendront admissibles après seulement un an. Ces mouvements-là doivent entrer dans le calcul.
PSPP, avant de te faire applaudir, peux-tu nous dire combien ça coûtera réellement et combien de travailleurs en profiteront ?
C’est toujours facile de jouer au père Noël quand c’est quelqu’un d’autre qui paie les cadeaux.
Le père Noël PSSP avec sa fée des neiges Picard.