Puissant discours de Giorgia Meloni sur lâUkraine au parlement italien
On ne saurait imaginer plus différent sur le fond comme sur la forme des récentes déclarations de Marine Le Pen
« La Russie cherche à assujettir l'Ukraine par la terreur, le froid et l'obscurité, simplement parce qu'elle a échoué à la conquérir sur le terrain militaire.
Les faits contredisent la propagande du Kremlin et ceux qui la relaient ici.
Depuis le début de l'année, la Russie n'a conquis que trÚs peu de territoires, et en septembre, elle a perdu une grande partie de ce qu'elle avait précédemment saisi.
Ce coup d'arrĂȘt ne s'est pas produit par hasard. Il a Ă©tĂ© obtenu grĂące au courage de l'Ukraine et au soutien de l'Occident, y compris celui de l'Italie.
Cette résistance est le seul instrument efficace pour amener la Russie à la table des négociations.
Je respecte et je comprends le débat passionné sur cette question, y compris au sein de cette chambre, car personne ici ne veut la guerre.
Nous voulons tous la paix.
La différence réside dans la maniÚre dont nous entendons l'obtenir.
De mon point de vue, soutenir l'Ukraine n'est pas une alternative Ă la paix. C'est ce qui rend la paix possible.
Car si un agresseur s'attend à ce que son adversaire capitule, pourquoi négocierait-il ?
La capitulation nâamĂšne pas Ă la paix mais Ă la conquĂȘte.
Si l'Ukraine cessait de se défendre demain, comme beaucoup le suggÚrent, nous n'aurions pas la paix.
Nous discuterions de l'occupation d'une nation européenne et du retour de l'impérialisme soviétique.
Personnellement, ces temps ne me manquent pas. Les chars russes écrasant les insurrections à Prague et Budapest ne me manquent pas.
Le mur de Berlin ne me manque pas.
Et personne ne me convaincra jamais que la capitulation de ceux qui dĂ©fendent leur libertĂ© peut ĂȘtre appelĂ©e « paix ».
La paix que nous voulons, et la paix Ă laquelle nous travaillons, mĂȘme au prix de concessions, est une paix juste, car seule une paix juste peut durer.
Seule une paix juste peut protĂ©ger l'Europe et nos intĂ©rĂȘts.
C'est pourquoi la position de notre gouvernement reste inchangée : le soutien à l'Ukraine, avec une attention particuliÚre aux civils, la pression sur Moscou et l'unité euro-atlantique demeurent les piliers de notre action.
Dans ce contexte, nous devons aborder l'accord de Donald Trump sur le diesel avec la Russie.
C'est une dĂ©cision que je considĂšre comme extrĂȘmement risquĂ©e.
Bien sûr, nous reconnaissons tous la nécessité de contenir les prix des carburants, qui pÚsent lourdement sur les familles, y compris les familles italiennes.
Mais nous devons comprendre que la hausse des prix est principalement liée à la guerre en Iran, et non à l'Ukraine.
Légitimer Moscou, dont les bombes continuent de tomber sur les villes ukrainiennes, lui fournir de nouvelles recettes pour financer la guerre et affaiblir les sanctions sont autant de facteurs que nous ne pouvons ignorer.
Et ils contredisent tout ce que les nations occidentales, y compris les Ătats-Unis, ont fait pour forcer Poutine Ă venir Ă la table des nĂ©gociations.
Un cessez-le-feu énergétique est une autre affaire, que l'Italie soutient, et nous sommes reconnaissants envers le président Zelensky pour la volonté immédiate de l'Ukraine de l'accepter.
Désormais, nous attendons de la Russie qu'elle cesse d'attaquer les infrastructures énergétiques de l'Ukraine.
Enfin, dans un moment aussi difficile, oĂč tant de variables Ă©chappent Ă notre contrĂŽle, il y a au moins une chose qui dĂ©pend de nous : Nous devons veiller Ă ce que l'Europe ne reste pas de simples spectatrices ou spectateurs, car les conditions de la paix affecteront notre continent et notre sĂ©curitĂ©. »
đźđčđșđŠ WOW! WHAT A SPEECH! WHAT POWERFUL WORDS FROM ITALIAN PRIME MINISTER GIORGIA MELONI!
Here is the full five-minute excerpt of her speech devoted to Ukraine and Donald Trump.
âRussia has launched a new autumn campaign against Ukraine.
Unable to advance on the battlefield, Moscow has increasingly turned its attacks against civilians: power plants, residential buildings, hospitals, and even buses carrying people to work, as in the horrific massacre in Kramatorsk.
This is a strategy through which Russia seeks to subjugate Ukraine with terror, cold, and darkness, simply because it has failed to conquer it on the battlefield.
The facts contradict Kremlin propaganda and those who spread it here.
Since the beginning of the year, Russia has captured very little territory, and in September it lost much of what it had previously seized.
This halt did not happen by chance. It was achieved through Ukraineâs courage and Western support, including that of Italy.
This resistance is the only effective instrument for bringing Russia to the negotiating table.
I respect and understand the passionate debate on this issue, including within this chamber, because nobody here wants war.
We all want peace.
The difference lies in how we intend to achieve it.
As I see it, supporting Ukraine is not an alternative to peace. It is what makes peace possible.
Because if an aggressor expects its opponent to surrender, why would it negotiate?
Surrender is not peace. It is conquest.
If Ukraine stopped defending itself tomorrow, as many suggest, we would not have peace.
We would be discussing the occupation of a European nation and the return of Soviet imperialism.
Personally, I do not miss those times. I do not miss Russian tanks crushing uprisings in Prague and Budapest.
I do not miss the Berlin Wall.
And nobody will ever convince me that the surrender of those defending their freedom can be called âpeace.â
The peace we want, and the peace we are working toward, even at the cost of concessions, is a just peace, because only a just peace can endure.
Only a just peace can protect Europe and our interests.
That is why our government's position remains unchanged: support for Ukraine, with particular attention to civilians, pressure on Moscow, and Euro-Atlantic unity remain the pillars of our actions.
In this context, we must address Donald Trump's diesel agreement with Russia.
This is a decision I consider extremely risky.
Of course, we all recognize the need to contain fuel prices, which place a heavy burden on families, including Italian families.
But we must understand that rising prices are primarily linked to the war in Iran, not Ukraine.
Legitimizing Moscow, whose bombs continue to fall on Ukrainian cities, providing new revenues to finance the war, and weakening sanctions are all factors we cannot ignore.
And they contradict everything Western nations, including the United States, have done to force Putin to the negotiating table.
An energy ceasefire is a different matter, one that Italy supports, and we are grateful to President Zelenskyy for Ukraine's immediate willingness to agree to it.
Now we expect Russia to stop attacking Ukraine's energy infrastructure.
Finally, at such a difficult moment, when so many variables are beyond our control, there is at least one thing that depends on us:
We must ensure that Europe does not simply stand by and watch, because the terms of peace will affect our continent and our security.â
â Giorgia Meloni, Prime Minister of Italy