Monsieur Lecornu, votre raisonnement ne tient pas. Employer le terme « violences policières » ne signifie pas qu’un ordre politique a été donné de blesser ou de réprimer. Cela signifie aussi qu’on peut interroger les pratiques, les doctrines de maintien de l’ordre, l’usage de certaines armes et la responsabilité de ceux qui les encadrent.
Depuis des années, des institutions comme le Défenseur des droits documentent pourtant des usages de la force ayant entraîné des blessures graves et alertent régulièrement sur les méthodes de maintien de l’ordre.
Alors, si vous affirmez qu’il n’y a jamais eu de volonté politique de recourir à une violence disproportionnée, très bien. Mais si ces blessures et ces drames ne relèvent selon vous que d’« accidents », de défaillances ou de laxisme, la question de la responsabilité politique reste entière.
Le problème n’est donc pas de savoir quel mot vous préférez entendre. Le problème est de savoir qui assume le bilan, qui rend des comptes et qui accepte enfin de regarder les faits en face.
À un moment, quand un gouvernement ne parvient plus à répondre aux critiques autrement qu’en accusant ses contradicteurs de mentir, il est peut-être temps de laisser la place à d’autres.
🇫🇷 Mouvement lycéen: les forces de l'ordre "n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens", a assuré Sébastien Lecornu mercredi lors d'une allocution prononcée depuis Matignon, à la veille d'une nouvelle journée d'action prévue jeudi ⤵️