La France n’a pas besoin d’un énième plan pour mieux gérer son déclin. Elle doit recommencer à produire de la puissance. De l’énergie. De la science. De l’industrie. De la beauté. De l’espace. De l’avenir. On ne renverse pas une époque de résignation en négociant avec ses limites. On la dépasse. On construit plus vite, plus haut, plus beau, plus audacieusement qu’elle ne l’imagine possible.
Nous avons transformé chaque projet en procédure, chaque ambition en risque, chaque chantier en contentieux. Il faut inverser la logique. Arrêter de demander comment empêcher. Commencer par demander comment rendre possible. Une nation qui ne construit plus finit toujours par administrer les ruines de ce qu’elle a hérité.
La France doit donc créer une ville nouvelle. Pas un écoquartier. Pas une technopole. Pas vingt hectares de bureaux avec trois incubateurs et une piste cyclable. Une ville entière. Une ville pensée dès le premier jour pour devenir le territoire le plus intense d’Europe pour les scientifiques, les ingénieurs, les entrepreneurs, les architectes, les artistes et les industriels.
Elle s’appellera Futura.
Futura sera une ville de l’abondance : énergie massive et décarbonée, transports ultrarapides, architecture verticale, logements produits à grande échelle, laboratoires ouverts, usines avancées, robotique, intelligence artificielle, spatial, biotechnologies, nouveaux matériaux. Un territoire où une idée pourra devenir prototype, usine puis industrie sans mourir entre trois administrations.
Futura devra être un territoire d’exception pour l’expérimentation. Des délais comptés en semaines, pas en décennies. Une liberté architecturale immense. Une exigence esthétique impitoyable. Des tours qui ne chercheront pas à disparaître dans le paysage mais à créer le paysage. Des jardins monumentaux. Des places. Des infrastructures spectaculaires. Des bâtiments conçus pour être admirés encore dans trois siècles.
Il faut retrouver l’ambition des civilisations qui pensent avoir quelque chose à transmettre. Nous avons bâti des cathédrales, percé des tunnels, lancé des trains, construit des barrages, maîtrisé l’atome, conçu des avions et des fusées parce que nous considérions encore que la matière pouvait être transformée par l’intelligence humaine.
Nous devons retrouver cette pulsion.
Le XXIe siècle ne sera pas défini par ceux qui auront le mieux administré le monde ancien. Il sera défini par ceux qui auront eu le courage de construire le suivant.
La France doit choisir d’en faire partie.
Pas par un rapport.
Pas par un slogan.
Pas par une nouvelle commission.
Par une ville.
Futura.
Une ville où l’avenir ne sera plus commenté.
Il sera construit.
futuraisnow.com