Tous ces gens n’ont pas pipé un mot, pas même une syllabe pour Lola, pour Thomas, pour Philippine, pour Louis, pour les étudiantes Aixoises violées à même le trottoir juste en bas de chez eux. Je le sais parce qu’il y a bien eu des mobilisations, des rassemblements, des marches dans leur ville pour dénoncer ces horreurs, j’y étais, pas eux. Eux ils étaient contre, d’ailleurs, ils les dénonçaient, ces rassemblements.
Non eux ce qui les tourmente vraiment, ce qui leur brise le cœur, ce qui leur fait lever leurs touts petits poings tremblotants, c’est un maghrébin qui se serait apparemment pris deux ou trois patates il y a un mois. Il va très bien hein. Ça par contre, ça les fait pleurer.