La victoite de Lula est une grosse défaite américaine. Pas simplement de Trump. De Washington en général.
Alors vous pouvez compter sur le New York Times, petit télégraphiste de l'establishment américain pour nous expliquer qu'il y a eu fraude. La fraude électorale est un sport américain de niveau olympique.
Le Brésil est un pays complexe, immense et coupé en deux politiquement. Le système Lula fut accusé de corruption naguère. Mais il faut savoir que le conservatisme brésilien a des casseroles innombrables.
Ce qui est déterminant est ailleurs: c'est un pays qui a été intensément travaillé par les évangélistes américains, qui pèsent désormais un tiers des votants et soutiennent Bolsonaro. Les évêques catholiques soutiennent plutôt Lula.
Dans le contexte international, Occident contre BRICS et Israël contre le reste du monde, Trump et Netanyahou ont tout fait pour pousser Bolsonaro Junior et déstabiliser Lula.
Le calcul a échoué. Il faut s'en réjouir pour l'équilibre et la paix du monde.
Si par malheur le résultat, légitimement obtenu, n'était pas respecté, ce serait la guerre civile au Brésil.
La victoire de Lula au Brésil semble être entachée par une tricherie inédite qui pourrait remettre en cause ce résultat.
Le NYT rapporte que la confusion entourant une prolongation de dernière minute du vote, autorisée par le juge Cristiano Zanin, nommé par Lula, pourrait entraîner l’annulation de l’élection.
Lorsque Zanin a pris la décision de dernière minute de prolonger les heures de vote de 2 heures, certaines stations de scrutin avaient déjà fermé et éteint leurs machines de vote. Elles n’ont pas pu rouvrir.
« C’est une situation extrêmement grave, critique », a déclaré l’avocate électorale Priscilla Sodré Pereira au New York Times.
"L’élection pourrait être annulée si la marge est très étroite et qu’il est prouvé que les stations de scrutin qui sont restées ouvertes plus longtemps sont dans des zones qui favorisent fortement un candidat."