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Les géants de l’IA veulent ralentir. Pour protéger l’humanité… ou leur avance ? 👀 Notre newsletter fait peau neuve ! Au programme du numéro envoyé ce matin : des infos sous le radar, un point macro et notre analyse de ce coup de frein qui divise le monde de l’IA. Découvrez ce nouveau format et dites-nous franchement ce que vous en pensez en commentaire : ce qui vous plaît, ce qui manque, ce qu’on devrait améliorer ! 👉 Lire la newsletter (moneyradar.substack.com/p/ia…) Et si ce n’est pas encore fait, abonnez-vous pour recevoir les prochains numéros !
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💶🇫🇷 Emmanuel Macron avait promis 60 milliards d'économies. La dette a augmenté de 1 318 milliards depuis. En 2017, le programme présidentiel parlait de 60 milliards d'euros d'économies sur les dépenses publiques, mais cumulés sur tout le quinquennat, pas chaque année comme on l'entend parfois répéter aujourd'hui. 9 ans plus tard, regardons ce qui s'est vraiment passé. Fin 2017, la dette publique française tournait autour de 2 218 milliards d'euros. Aujourd'hui, début 2026, elle dépasse les 3 536 milliards. Rapportée au PIB, la dette est passée de 97% à 117,5% sur la même période. Attention quand même, on ne compare pas 2 choses identiques : un objectif d'économies et l'évolution de la dette totale, ce n'est pas pareil. Et entre-temps il y a eu le Covid, les aides économiques qui ont suivi, puis la crise énergétique, donc une partie de cette hausse s'explique aussi par là. Mais peu importe comment on le tourne, l'écart entre la promesse de départ et la réalité des chiffres aujourd'hui donne une idée assez claire de l'ampleur du défi budgétaire français. Vous trouvez ça inquiétant ? 👉 Abonne-toi à @MoneyRadar_FR #dettepublique #economie #france #financespubliques #budget
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💥Goldman Sachs a empoché plus de 200 millions de dollars de commissions sur ce seul client en un an ! Le client, c'est Situational Awareness, un fonds ultra-agressif spécialisé dans l'IA. En un an, il est devenu le plus gros client de toute l'activité de courtage de Goldman, la branche qui prête de l'argent aux fonds spéculatifs pour qu'ils démultiplient leurs paris. Plus gros que des géants installés comme Citadel ou Millennium. Pour un fonds qui avait à peine deux ans d'existence, c'est du jamais-vu à Wall Street. Pourquoi des commissions aussi énormes ? Parce que Goldman ne gagne pas seulement quand son client gagne. La banque prête l'argent qui sert de levier, encaisse des intérêts sur chaque euro prêté, et prélève des frais sur chaque transaction. Plus le fonds emprunte et spécule, plus la banque encaisse, que les paris réussissent ou échouent. Et c'est là le vrai enseignement. Le fonds a fini par perdre une grande partie de ces gains, ruinant une partie de ses investisseurs. Goldman, elle, avait déjà encaissé ses 200 millions. Le prêteur touche sa commission à l'aller, le parieur assume les pertes au retour. Dans un casino, la maison gagne toujours. En finance, la maison s'appelle Goldman Sachs, et elle est payée que vous gagniez ou que vous vous ruiniez.
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🇨🇳🇺🇸 🚨 Xi Jinping est à la Maison-Blanche pour la première fois en dix ans ! Accueilli par des bombardiers B-2 dans le ciel de Washington. Ceux-là mêmes qui ont frappé l'Iran l'an dernier. On reçoit son rival en lui montrant ses armes. Ce qui se passe. Les deux pays viennent de prolonger de deux mois leur trêve commerciale, qui devait expirer le 10 novembre. Trump et Xi doivent aussi lancer un « dialogue sur l'IA » pour discuter des risques de sécurité. Mais les vrais points de friction restent bloqués : Pékin exige l'arrêt des ventes d'armes américaines à Taïwan, 14 milliards de dollars en attente, Washington veut que la Chine fasse pression sur l'Iran, et personne ne cède. Pourquoi c'est important pour vous. Cette trêve n'est pas la paix, c'est un report, et il tient un fil que vous ne voyez pas : les terres rares. La Chine a le quasi-monopole de ces métaux indispensables aux voitures électriques, aux éoliennes, aux smartphones et aux armes. Ses restrictions à l'export peuvent retomber le 10 novembre. Si le bras de fer dérape, ce sont les chaînes de production du monde entier, donc les prix que vous payez, qui se bloquent. Deux puissances qui se reçoivent en grande pompe tout en se tenant à la gorge. Chaque mois de trêve gagné est un mois que chacun met à profit pour se préparer à la confrontation suivante.
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🚨 ALERTE. Les États-Unis viennent d'emprunter à 10 ans au taux de 5,1 %, du jamais-vu depuis 19 ans.  Le taux à 10 ans américain est le prix auquel l'État fédéral emprunte, et la référence de toute la finance mondiale. Il vient de toucher 5,1 %, son plus haut depuis 2007, pendant que le 30 ans bondissait à 5,4 %. Quand ce taux monte, tout devient plus cher partout, des crédits immobiliers à la dette des entreprises. Et surtout les futurs interêts de la dette américaine déjà colossale. Deux forces le poussent. La première est classique : de bons chiffres d'activité américains, l'économie tourne vite, ce qui ravive l'inflation et les paris sur une nouvelle hausse de la Fed le mois prochain. Mais la seconde est nouvelle, et c'est elle qui change tout : les entreprises de l'IA ont émis plus de 1 500 milliards de dollars de dette cette année pour financer leurs data centers et leurs puces. Cette avalanche d'obligations privées inonde le marché, et pour que les investisseurs les absorbent, il faut leur offrir des rendements plus élevés, ce qui tire tous les taux vers le haut. Le Trésor américain tente de freiner en rachetant sa propre dette, 5,2 milliards le 10 septembre. Six milliards annoncés hier, sur un marché de 30 000 milliards, c'est une goutte d'eau qui n'a aucun effet. La bulle IA ne gonfle plus seulement les actions. Elle commence à faire monter le coût de l'argent pour la planète entière. Ca va bientôt devenir insoutenable.
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🇫🇷💶 Quel président a le plus creusé la dette de la France ? 👉 Abonne-toi à @MoneyRadar_FR, chaîne n°2 sur l’investissement en France On a comparé les 9 derniers mandats présidentiels sur un seul critère : combien de dette publique chacun a ajouté pendant son passage à l’Élysée Macron I : +652 Md€ Sarkozy : +643 Md€ Macron II* : +616 Md€ Hollande : +364 Md€ Mitterrand II : +337 Md€ Chirac II : +328 Md€ Chirac I : +292 Md€ Mitterrand I : +201 Md€ Giscard : +72 Md€ *Second mandat d’Emmanuel Macron toujours en cours → À l’autre bout du classement, Giscard n’a ajouté « que » 72 milliards, mais dans une économie beaucoup plus petite et sans les crises qu’ont traversées ses successeurs ⚠️ Attention à la lecture de ces chiffres : conditions économiques, durées et crises (2008, Covid, énergie) diffèrent selon les mandats, donc comparer en valeur absolue ne dit pas tout. Une comparaison plus juste regarderait la dette rapportée au PIB. (Source : INSEE)
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🚨 Près de 250 millions de dollars liquidés en 1 heure ! Bitcoin chute de 87 000 dollars ce matin à moins de 84 000 et la capitalisation totale perd 70 milliards de capitalisation. Après un rallye de près de 40 % sur Bitcoin et de plus de 200 % sur certains altcoins solides, la volatilité va s'imposer de plus en plus. On parle de la situation demain dans notre newsletter, pour vous abonner et ne pas la rater c'est ici 👉: moneyradarcrypto.substack.co…
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🚨🇫🇷 La France est le pays d'Europe avec le plus de taxes. → La France compte 348 taxes différentes, la Pologne juste derrière en a 115, 3x moins → L'Allemagne n'en a que 60, 5x moins → Et pourtant elle prélève presque autant d'impôts : 42,2% du PIB contre 45,3% pour la France → Le nombre de taxes n'a donc rien à voir avec le niveau réel d'imposition → L'Allemagne a simplifié sa fiscalité dès 1919, la France a accumulé 243 taxes à faible rendement au fil des décennies 🤷‍♂️ Résultat : un système jugé parmi les moins compétitifs d'Europe pour les entreprises, à cause de sa complexité
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💥 Votre plan épargne retraite n'est pas un cadeau fiscal, c'est une nouvelle combine de l'État. Plus de 12 millions de Français viennent de tomber dedans sans savoir qu'ils paieront probablement une facture plus élevée plus tard. Le plan d'épargne retraite vient de franchir 150 milliards d'euros d'encours. L'objectif initial du gouvernement était de 3 millions de souscripteurs, ils sont aujourd'hui plus de 12 millions. Le succès est réel, et son moteur n'est pas la confiance mais la peur : 70 % des actifs pensent que leur future pension ne suffira pas à vivre. Voilà pour la main qui donne. Sur le PER, chaque euro versé se déduit de votre revenu imposable. Dans la tranche à 30 %, verser 1 000 euros vous fait économiser 300 euros d'impôt tout de suite. C'est l'argument qu'on vous martèle. Maintenant la main qui reprend, et qu'on vous tait. À la sortie, à la retraite, cet argent est imposé. Les versements que vous aviez déduits sont réintégrés à votre revenu et taxés. L'État ne vous a pas fait de cadeau, il vous a accordé un report. Le calcul n'est gagnant que si vous êtes moins imposé à la retraite qu'aujourd'hui, ce qui est vrai pour beaucoup, mais faux pour ceux qui garderont de hauts revenus, et incertain pour tous si la fiscalité durcit d'ici votre départ. Connaissant notre beau pays, il y a peu de chances que l'impôt reste inchangé d'ici 20-30-40 ans pour les plus jeunes qui commencent aujourd'hui. Douze millions de Français ont commencé à financer leur retraite eux-mêmes, en échange d'un avantage fiscal qui n'est qu'un report déguisé. La vraie réforme des retraites n'a pas eu lieu à l'Assemblée. Elle s'est faite dans votre dos, sur vos contrats d'épargne.
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🚨🇫🇷 On traque deux fois plus les 14 milliards de fraude des pauvres que les 100 milliards de fraude des riches. Ce n'est pas une opinion, c'est écrit dans la loi anti-fraude votée cette année. La fraude sociale, ce sont les prestations indûment perçues, les fausses déclarations. Réelle, mais chiffrée à environ 14 milliards par an. La fraude fiscale, ce sont les impôts et cotisations soustraits, surtout par des entreprises et des montages complexes, estimée six à sept fois plus haut, entre 80 et 100 milliards. Pourtant la loi consacre deux fois plus d'articles à la première qu'à la seconde. Et pendant qu'on muscle le discours sur la petite fraude, la Direction générale des finances publiques, celle qui traque la grande, perd 550 postes en 2026. On désarme les équipes qui rapportent le plus. Sur les 14 milliards de fraude sociale estimés, à peine 680 millions sont réellement récupérés. Traquer les prestations de quelques-uns coûte cher pour un rendement faible, pendant que les milliards de la fraude fiscale restent largement hors de portée. Ce n'est pas qu'on ne lutte pas contre la fraude. C'est qu'on met le projecteur là où il rapporte le moins, mais où il paie politiquement le plus.
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🇫🇷 🚨25 milliards d'euro, ce sont les effets de la rationnalisation des dépenses de l'État !  Depuis 2017, chaque gouvernement promet de tailler dans les agences et opérateurs de l'État, ces structures publiques qui vivent à côté des ministères. Résultat réel, lisible dans un rapport parlementaire : leur coût a augmenté de 25 milliards d'euros. Les opérateurs de l'État, ce sont les agences, offices, établissements publics qui portent des missions pour le compte de l'État sans être des ministères. Leur charge pour le budget est passée de 48,9 milliards en 2012 à 73,3 milliards prévus en 2026. Sur la seule période 2017-2026, celle du « il faut rationaliser », ce sont près de 25 milliards de financements publics supplémentaires. Pendant que l'État se serrait la ceinture sur ses propres effectifs, ses opérateurs, eux, embauchaient plus facilement grâce à des règles plus souples, et fixaient des rémunérations plus librement. La rigueur affichée d'un côté a nourri la dépense de l'autre. La Cour des comptes ajoute un mot qui revient sans cesse dans ses rapports : saupoudrage. Trop d'agences, trop de dispositifs, pas de stratégie d'ensemble, aucune évaluation. Elle documente des centaines de milliards dépensés pour les territoires sans qu'aucune administration ne sache mesurer ce que ça produit. Le vrai gisement d'économies n'est pas dans la poche des retraités. Il est dans cet État parallèle qu'on a laissé grossir en jurant le contraire. Les mauvaises langues pourraient parler de corruption... Ce rapport date de plusieurs mois. Personne n'a dû vous le montrer. La campagne présidentielle arrive. On va vous parler de retraites, d'impôts, de ce qu'on peut encore vous prendre. On ne vous parlera pas de ces 73 milliards, ni des 180 000 personnes qui y travaillent. Réduire le train de vie de l'État ne fait gagner aucune élection. Le faire payer au contribuable, si.
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🚨ALERTE : UN MILLIARD d'inflows sur les ETF Bitcoin hier. C'est la plus grosse journée depuis le 10 octobre (1,2 milliards). La tendance change clairement du côté des ETF, après un mois d'août colossal à 3,52 milliards, septembre peut faire mieux ?
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🇫🇷 Le gouvernement promet 54 milliards d'économies en 2027 « sans augmenter les impôts ». En lisant les mesures, on découvre que plusieurs d'entre elles sont, très exactement, des hausses d'impôt qui ne portent pas ce nom. La règle est simple : supprimer ou raboter un avantage fiscal fait payer plus, donc augmente les prélèvements, même si aucun taux affiché ne bouge. Or c'est le cœur du plan. Rabot de l'abattement des retraités, réexamen de niches fiscales, baisse de la surtaxe sur les grandes entreprises compensée ailleurs. Le Premier ministre répète « nous n'augmenterons pas les impôts » tout en remettant en cause des avantages fiscaux, ce qui est la définition d'une hausse de prélèvements. L'autre moitié de l'effort porte sur de vraies économies de dépense : gel des dépenses de l'État au niveau 2026, économies sur les arrêts maladie, effort demandé aux collectivités, gel possible des aides au logement. Là, ce sont bien des coupes, pas des recettes déguisées. Le procédé n'est pas nouveau, il est même la grammaire de tous les budgets contraints : agir sur ce qui se voit le moins. Une niche rabotée fait moins de bruit qu'un point de barème en plus, pour un rendement parfois identique. Rien n'est voté, le Parlement tranchera. Mais l'écart entre le discours « zéro hausse d'impôt » et le contenu réel du texte, lui, est déjà lisible.
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🇫🇷 🚨ALERTE : La France vient d'inscrire noir sur blanc, dans un document transmis à ses propres contrôleurs, qu'elle n'a jamais été aussi endettée de son histoire. 121,7 % du PIB visés en 2027.  Ce sont les projets de budget 2027, envoyés au Haut Conseil des finances publiques dans la nuit du 18 au 19 septembre. On y lit la trajectoire réelle, celle que les commentaires du jour survolent : dette à 119,3 % cette année, 121,7 % l'an prochain, déficit qui passe de 5,4 % à 5,0 % du PIB. Le chiffre qui devrait retenir l'attention n'est pas la dette elle-même, mais sa vitesse. La France est le pays le plus endetté de la zone euro après la Grèce et l'Italie, pendant que l'Espagne est repassée sous 100 % du PIB cet été et le Portugal sous 90 %. Nos voisins réduisent, nous accélérons. La Cour des comptes a chiffré le piège : même avec un effort de réduction du déficit de 0,6 point par an à partir de 2027, supérieur à tout ce qui a été fait récemment, on ne reviendrait qu'en 2035 au niveau de dette de 2025. Dix ans d'efforts pour effacer deux années de dérive. Et la charge de la dette, seul l'intérêt payé aux créanciers, passe de 51,6 milliards en 2025 à 58 milliards prévus en 2026. C'est un budget de ministère qui part en fumée chaque année juste pour tenir la dette à flot. Le temps joue contre nous.
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🤫Les plus grandes fortunes du monde se sont toutes construites avec ce cheat-code. Investir dans les pépites Tech avant l'IPO. Leur secret était de passer des grands fonds de Private Equity, des mastodontes financiers dont les tickets d’entrée se comptent en centaines de milliers si ce n’est en millions de dollars. Une technique efficace mais inaccessible aux investisseurs particuliers. Aujourd'hui, les règles du jeu changent. OKX lance deux nouveaux produits en Europe : 🚀Exposition Long/Short sur les mouvements de prix d'OpenAI et Anthropic avant leur IPO (jusqu'à 10x de levier). 🌐Trading 24/7 sur les plus grands noms des marchés US avec des actions tokenisée (NVDA, GOOGL, SPY, SOXL...).
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💥 Deux jours après l'enterrement de la grande loi crypto au Sénat, le régulateur boursier américain a répondu à sa manière : il a ouvert Wall Street à la blockchain, tout seul, sans attendre le Congrès. La SEC vient d'accorder ce qu'elle appelle une « exemption d'innovation ». En clair, elle autorise pour cinq ans le trading d'actions tokenisées sur des plateformes blockchain, sans que ces plateformes aient à s'enregistrer comme des Bourses traditionnelles. Des actions comme Apple, Tesla ou Nvidia pourront exister sous forme de jetons échangeables autour de l'horloge. Le contraste avec la semaine est saisissant. Le lobby crypto avait dépensé des centaines de millions pour faire passer le CLARITY Act, et il a échoué au Sénat lundi. Trois jours plus tard, la SEC obtient par simple décision réglementaire une partie de ce que la loi visait. Son président l'a dit sans détour : puisque le Congrès n'a pas avancé, l'agence agit. L'enjeu dépasse la crypto. La tokenisation promet un marché ouvert 24h/24, avec règlement quasi instantané, là où une transaction boursière classique met encore un jour à se dénouer. C'est potentiellement la plus grande passerelle entre la finance traditionnelle et la blockchain depuis les ETF Bitcoin. Les garde-fous existent, l'exemption est temporaire, plafonnée en volume, réservée aux jetons adossés à de vraies actions, les synthétiques restant exclus. Ceux qui s'inquiètent pointent les vrais trous : qui garde les titres, comment gérer une action quand la Bourse est fermée, que valent les droits de vote onchain. Cette porte ouverte par la SEC pourrait rebattre les cartes de la façon dont on achètera des actions demain.
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🤯 Pendant que les marchés se demandent si l'IA est une bulle, l'un de ses acteurs vient de sortir des chiffres qui donnent le vertige. Anthropic a généré 11,5 milliards de dollars de revenus sur un seul trimestre, quatorze fois plus qu'un an plus tôt. Fin juillet, la société atteignait un rythme annualisé d'environ 65 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Pour une entreprise qui, il y a trois ans, était une jeune pousse quasi inconnue du grand public, la trajectoire est parmi les plus rapides jamais vues dans la tech. Ces chiffres tombent au pire ou au meilleur moment, selon le camp. Lundi, les valeurs IA plongeaient parce que les patrons du secteur eux-mêmes appelaient à ralentir pour raison de sécurité. Mardi, une croissance pareille rappelle que la demande, elle, est bien réelle et pas près de faiblir. C'est tout le paradoxe du moment. La demande explose, les revenus suivent, et pourtant la question qui hante le marché reste entière : ces montants colossaux justifient-ils les centaines de milliards engloutis dans les data centers et les puces ? Une croissance à quatorze fois en un an, ça n'est pas une bulle qui se dégonfle, sans parler du second trimestre positif. Mais ça n'est pas non plus la preuve qu'elle n'existe pas.
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🇺🇸 À 20h ce soir, la Fed va probablement remonter ses taux pour la première fois depuis 2023. Les marchés y croient désormais à près de 90 %, et le président américain, qui réclame l'inverse depuis des mois, va devoir avaler la pillule. Il y a un mois, tout le monde pariait encore sur le statu quo. La probabilité d'une hausse n'était que de 62 % fin août. Puis l'inflation sous-jacente est ressortie à 0,3 % en août quand on attendait 0,2 %, le PCE a grimpé à 3,7 %, et le pétrole a franchi les 100 dollars. Et le marché de l'emploi très solide conforte la position d'une hausse. En trois semaines, le marché a retourné sa veste. Une banque centrale ne peut pas baisser ses taux quand l'inflation accélère sans y laisser sa crédibilité. Kevin Warsh, le patron de la Fed nommé par Trump, défend pourtant l'idée que l'IA finira par faire refluer les prix. Pour l'instant, les chiffres racontent l'histoire inverse, et il l'a admis lui-même à Jackson Hole : tant que l'inflation sous-jacente ne se rapproche pas nettement de la cible, il reste du travail. Le vrai enjeu de la soirée n'est même pas le quart de point, déjà quasiment digéré par le marché. C'est le « dot plot », ce nuage de points où chaque membre place sa prévision de taux. S'il pointe deux hausses d'ici décembre au lieu d'une, la trajectoire change de nature. Maintenant, comment réagit le marché généralement à ça ? Statistiquement, selon les données de Goldman Sachs, le marché perd environ 4 % dans les semaines qui suivent avant de récupérer environ un trimestre plus tard le breakeven. Est-ce que c'est ce que nous allons voir ? Encore une fois le passé ne prédit pas le futur, mais une chose est sûre, tenter de long cette réunion de la FED est pour le moins "à contre-courant". Ce qu'il faudra observer, c'est combien de temps Trump va mettre avant de commencer à perdre patience au fil des réunions de la FED...
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