« le grand remplacement relève de l’intention de remplacer » — je suis toujours stupéfié par cette phrase, qui n’a manifestement aucun sens. Remplacement n’implique en aucune façon intentionnalité. L’été remplace le printemps, il n’y met pas d’intentionnalité. J’ai toujours soutenu que le remplacisme global, dont le Grand Remplacement n’est qu’une petite partie, relevait de l’enchaînement logique d’une conception purement économique et industrielle du monde, d’un engrenage, pas d’une intentionnalité, qui serait celle de machines : d’une machination, au sens plein, pas d’une conspiration — ce qui n’enlève rien à la responsabilité des desservants de la Machine, de ceux qui la servent parce qu’ils ne sont rien, et surtout pas élus, ou journalistes, ou juges, qu’en la servant, c’est-à-dire en souscrivant au principe du remplacisme global, c’est-à-dire de l’interchangeabilité générale, s’étendant désormais jusqu’à l’homme, réduit au statut de Matière Humaine Indifférenciée. Le génocide n’implique pas le massacre, Lemkin est formel sur ce point : il suffit qu’il fasse disparaître un peuple en tant que peuple, culture, mémoire, identité. Le remplacisme global ne tue pas (enfin, tout de même un peu, et de plus en plus). Mais il est difficile d’avoir le moindre échange sérieux, quand on est totalement interdit de parole et d’expression, avec des gens qui ne jugent de vous que d’après les ramassures de caniveau soigneusement diffusées par le Bloc Génocidaire — lequel n’a jamais été si clairement observable, me concernant, que ces jours-ci.
L’immigration massive est un fait, le grand remplacement relève de l’intention de remplacer. Je crois à l’organisation déraisonnable et inconséquente de la première, je crois que la seconde relève de votre interprétation des intentions de ceux que vous appelez “genocidaires” et je n’y souscris pas.
Pas la peine de hurler cela ne vous rend pas plus convaincant.