Ceux qui soutiennent les lycéens ont tort.
Ceux qui soutiennent (jusqu'à l'écœurement) les forces de l'Ordre, ont tort.
C'est une lutte horizontale, on se déchire, on se déteste et les crapules au pouvoir se frottent les mains.
Elles nous font la guerre, ne nous trompons pas ! 😨
LYCÉENS, FDO : LE SANG QUI TIENT LE TRÔNE 🚨🚨
Je ne suis d’aucun parti.
Depuis longtemps.
Trop longtemps pour faire semblant.
La politique, elle, n’a pas démissionné. Elle joue encore.
Et elle joue bien.
Son rôle unique :
la division.
Un pion posé d’avance.
On vous l’imposera quoi qu’il arrive.
Regardez les blocus.
Vous dites :
les jeunes se font matraquer, les forces de l’ordre dépassent.
On vous colle l’extrême gauche.
Vous dites :
des flics se font caillasser, des lycéens dépassent.
On vous colle l’extrême droite.
Magnifique mécanique.
Deux insultes.
Un seul résultat.
Vous n’avez plus le droit de voir.
Pourtant regardez.
Beaucoup de lycéens ne sont ni casseurs ni lascars.
Ils ont des revendications.
Ils ont peur de leur avenir.
Ça, je le comprends.
Putain, oui.
Au milieu d’eux, d’autres.
Ceux qui viennent pour la provocation, pour la vitre, pour la caméra.
Des lycéens ?
J’en doute.
Côté forces de l’ordre, des types qui veulent juste que le blocus tienne sans que ça parte en vrille.
Et puis la vérole.
Ceux qui prennent goût à la charge. Ceux qui s’immiscent pour que ça dégénère.
Le désordre n’est pas un accident.
C’est parfois un métier.
Prenez position.
D’un côté ou de l’autre. Vous vous faites atomiser.
Deux étiquettes. Un seul résultat. Vous sortez du jeu.
Le seul camp qui ne prend pas les coups, c’est le centre.
Le macroniste.
Celui qui n’a pas besoin de choisir.
Il attend.
Il laisse monter.
Puis il tend la main paternelle.
Celle qui rétablit l’ordre.
L’illusion parfaite.
Ni gauche, ni droite.
Juste le père qui calme la cour.
Les moyens, vous les avez vus ?
Canons à eau, centaures, dès le premier jour des blocus ?
Non.
L’armada sort quand un agriculteur montre le bout du nez.
Ici, on laisse monter la mayonnaise. Assez fort pour que ça pète.
Assez fort pour sortir l’article 16.
Je pense qu’ils attendent un mort.
D’un côté ou de l’autre.
Peu importe le camp.
L’essentiel, c’est que ça pète.
La division ne sert personne dans la rue. Elle sert celui qui, au bout, se présentera comme la solution.
On ne devrait pas se déchirer.
On devrait se parler.
Mais parler ne fait pas de beau plan.
Le plan, c’est déjà écrit :
deux camps qui se haïssent, un centre qui ramasse.
Ce que je vois, c’est une pente.
Si élection il y a et on peut désormais se demander comment elle se déroulera, ce sera un macroniste qui tiendra la place. Peut-être un petit Édouard Philippe, gardien du siège chaud jusqu’en 2032, pour celui qu’on connaît depuis dix ans.
Vive la Macronie.
Méditez.
Ou pas. La scène est déjà écrite.