Attention, ce texte est long mais il est Ă la hauteur de ma colĂšre !
Je vais le dire comme je le pense, sans détour, parce que là , ça suffit.
Depuis des heures, des jours, des dizaines de vidéos circulent.
Des scĂšnes de meute.
Des insultes.
Des intimidations.
Des provocations.
Des drapeaux algériens, des drapeaux palestiniens brandis comme des étendards de rupture.
Des jeunes surexcités.
Des capuches, des casquettes, des visages fermés.
Des filles voilées parfois.
Toujours les mĂȘmes codes.
Toujours les mĂȘmes signaux.
Toujours le mĂȘme poison.
Et quâon arrĂȘte avec les pudeurs de salon.
Oui, ces images vont produire du racisme.
Oui, ces images vont produire de la haine.
Oui, ces images vont produire des discriminations.
Pas parce que « les Français sont méchants ».
Pas parce que « le pays bascule par magie ».
Mais parce quâĂ force de donner Ă voir toujours les mĂȘmes scĂšnes, avec toujours les mĂȘmes symboles, on finit par fabriquer dans les tĂȘtes une association ravageuse.
Et le plus tragique, câest que ce ne sont pas dâabord les coupables qui paieront.
Ce ne sont pas les petites frappes qui paradent avec leur drapeau.
Ce ne sont pas les excitĂ©s qui insultent la France tout en profitant dâelle.
Ce ne sont pas les meutes qui se filment en train de humilier des élus, des policiers, des passants, des institutions.
Ce sont les innocents qui paieront.
Les familles discrĂštes.
Les pĂšres qui se lĂšvent tĂŽt.
Les mĂšres dignes.
Les jeunes qui bossent.
Les apprentis.
Les étudiants.
Les gamins polis.
Les musulmans silencieux.
Les filles voilĂ©es qui ne cherchent ni conflit ni conquĂȘte.
Les Français dâorigine maghrĂ©bine ou africaine qui aiment profondĂ©ment ce pays, qui respectent ses rĂšgles, qui veulent juste vivre, rĂ©ussir, respirer.
Ce sont eux qui vont payer la facture.
Un regard de plus.
Un soupçon de plus.
Une porte qui se ferme.
Un entretien qui nâaboutit pas.
Une méfiance de plus.
Une fatigue de plus.
Une humiliation de plus.
Et voilĂ pourquoi ma colĂšre est immense.
Parce que ceux qui donnent ce spectacle ne salissent pas seulement la République.
Ils condamnent des millions des leurs.
Ils fabriquent eux-mĂȘmes le rejet quâils prĂ©tendront ensuite dĂ©noncer.
Ils nourrissent eux-mĂȘmes le racisme dont ils viendront ensuite se dire victimes.
Ils jettent en pùture les plus dignes, les plus intégrés, les plus respectueux, à cause de leur propre brutalité.
Câest cela, la vĂ©ritĂ©.
La vérité nue.
La vérité sale.
La vĂ©ritĂ© quâon nâose plus dire.
Chaque drapeau brandi contre la France,
chaque scĂšne de meute,
chaque insulte,
chaque humiliation publique,
chaque démonstration de force identitaire,
sera payĂ©e un jour par un enfant qui nâa rien demandĂ© Ă personne et qui aime ce pays.
VoilĂ le crime.
Pas seulement la violence.
Pas seulement le désordre.
La punition des innocents.
Je suis en colĂšre, oui.
Pas contre un peuple.
Pas contre une origine.
Pas contre une religion.
Je suis en colĂšre contre ceux qui, par bĂȘtise, haine, dĂ©fi, fanatisme, narcissisme ou pure sauvagerie, sont en train de rendre la vie plus dure Ă des millions de Français honnĂȘtes.
Et je suis en colĂšre aussi contre tous ceux qui, depuis des annĂ©es, nâont rien voulu voir.
Ceux qui ont excusé.
Minimisé.
Relativisé.
Psychologisé.
Sociologisé.
Ethnicisé.
Victimisé.
Pendant quâeux jouaient avec les concepts,
la réalité, elle, avançait.
Et aujourdâhui, elle est lĂ .
Sous nos yeux.
Brute.
Laide.
Explosive.
Le pire, câest que ce sont encore les meilleurs qui vont payer pour les pires.
Et ça, je ne lâaccepte plus.đĄ