“ Le conflit générationnel existe depuis que le monde existe….”
Les vieux cons d’aujourd’hui, qui crachent lamentablement sur la jeunesse, étaient eux-mêmes des petits cons pour leurs aînés…
Pourtant il est rare de mesurer une telle détestation de la jeunesse, un tel fossé entre les générations, mais au final, tout ceci est pourtant logique quand on voit l’évolution de la société…
Ce que la jeunesse ose aujourd’hui, est précisément ce que ses aînés n’ont pas eu le courage de faire: dénoncer les injustices, en finir avec la notion d’esclavagisme contemporain.
Si nous sommes au bord du chaos aujourd’hui, c’est précisément parce que les générations précédentes ont fait l’autruche, ont été d’une lâcheté n’ayant d’égal que leur égoïsme, ont tellement profité du système, qu’elles en sont devenues les prostituées les plus zélées, acceptant toutes les injustices, trahisons, et manquements, tant que cela ne nuisait pas à leurs privilèges, et confort personnel…
Parallèlement à cela, une autre france a accepté de se faire piétiner, de n’être considérée que comme un animal de labeur, se tenant poliment à sa place, pour ne pas froisser ses maîtres, leur vouant une reconnaissance conditionnée par la peur, et par des décennies de dénigrement..
Ainsi, le mépris de classe historique, le racisme structurel, la stigmatisation perfide, ont été de magnifiques outils pour maintenir les populations dans le déterminisme social, et ainsi ne pas bousculer l’ordre établi..
Pire encore, c’est lorsque la méritocratie, concept stigmatisant par excellence, a fait bouger les lignes, que l’on a définitivement cassé l’ascenseur social, de peur de voir l’abolition des privilèges devenir réelle..
Cette jeunesse a compris la leçon : dans cette société, les privilèges se transmettent, tandis que les sacrifices se perpétuent.
Alors elle ne veut plus choisir entre deux héritages dont aucun ne lui offre véritablement d'avenir.
Elle veut rompre avec ce système qui demande toujours aux mêmes de payer, aux mêmes de s'adapter et aux mêmes de renoncer.
Elle ne réclame pas une place dans l'ancienne
France.
Elle réclame le droit d'en construire une nouvelle, tandis que ces aînés la font tenir par des rustines.
On dit souvent, avec un aplomb du Tartuffe, "que la France achète la paix sociale".
C’est vrai, mais on se trompe sur ceux qui en sont les véritables bénéficiaires, en réalité elle a financé l’instauration systémique de la fracture sociale, et cette jeunesse qui n’y est pour rien : refuse, à juste titre, de payer l’addition des mensonges et trahisons de nos gouvernants !
Au-delà de toutes les revendications légitimes de cette jeunesse, qui ne sont le fruit que de l’inconséquence des générations précédentes, gardiennes du feu sacré d’une société de privilèges ne supportant pas la remise en question de ceux-ci, c’est aussi tout ce passif, cet héritage inepte, que la jeunesse refuse de supporter, et renvoie en boomerang à ses aînés..
Mais dans ce conflit de générations, qui concerne pourtant chacun de nous, le pire étant certainement de voir l’attitude méprisante de tous ces hommes politiques frustrés, qui pour les 3/4 ne se sont engagés en politique, que pour régler le problème qu’ils avaient avec l’autorité et la reconnaissance de leur propre père, et qui osent répandre leur fiel sur la jeunesse, au seul prétexte qu’elle se refuse à porter les névroses et castrations qui sont les leurs..
Ainsi les discours des vieux cons d’aujourd’hui, sont la suite logique de ceux d’hier..
Sauf qu’aujourd’hui, plus personne ne se sent obligé, et encore moins n’a envie de leur prouver quoi que ce soit : car tout le monde a désormais compris, qu’il est des reconnaissances qui sont le poison d’une vie.
Alors, ce monde d’adultes ayant raté sa thérapie collective, voyant qu’il perd littéralement le contrôle, en vient à ordonner la répression la plus inconsidérée qu’il soit, pensant ainsi retrouver aux yeux du monde le respect qu’il n’a pas su gagner..
Crétins !