En France, on a inventé le Concorde.
En 1969, il décollait et atteignait Mach 2 symbole de la grandeur gaullienne, conçu pour défier les Américains.
En 1972, le TGV 001 battait le record mondial à turbine (318 km/h).
En 1981, le TGV électrique reliait Paris à Lyon à 260 km/h. En 2007, il pulvérisait encore le record mondial sur rail : 574,8 km/h.
Dans les années 70, le plan Messmer lançait le plus grand programme nucléaire civil de l’Histoire : 58 réacteurs, jusqu’à 70-80 % de notre électricité, une indépendance énergétique que le monde entier nous enviait.
Dassault, Sud-Aviation, EDF, Framatome, la SNCF : nos ingénieurs étaient les meilleurs. On avait dix à vingt ans d’avance sur presque tout le monde.
Puis 1981, Mitterrand. Nationalisations massives (banques, acier, chimie, électronique, aéronautique). Semaine de 39 heures. Lois Auroux. Charges sociales qui explosent. Syndicats tout-puissants. Fiscalité punitive. Droit du travail rigidifié.
En moins de cinquante ans, le socialisme a transformé un pays d’ingénieurs conquérants en un pays de grèves, de délocalisations et de stagnation relative.
L’industrie est passée d’environ 28 % du PIB à 11 %.
Le Concorde a été abandonné. Notre nucléaire a été presque démantelé pendant des décennies faute de choix politique mortifère.
Ce n’est pas le destin, c’est le prix d’une idéologie qui a préféré redistribuer et réglementer plutôt que construire et innover.
A bon entendeur.