🔴🇫🇷RÉCAP - Vers une crise de régime à 6 mois de la présidentielle ? Sur fond de soupçons de manipulation politico-médiatique, la situation continue de se tendre en
#France. Plusieurs couvre-feux partiels ont été instaurés dans des quartiers ciblés, parfois uniquement pour les mineurs, certains accompagnés d’interdictions de manifester, notamment à Paris, Lyon, Lille, Douai, Denain, Nice, Bordeaux, Pointe-à-Pitre et aux Abymes.
Sur le terrain politique, les révélations de Mediapart font émerger la question d’une possible affaire d’État : le média révèle des pressions sur le renseignement territorial pour imputer à
#LFI des actes sans lien avec le parti d’opposition. « On nous demande texto d’écrire que c’est LFI alors que c’est objectivement faux », témoigne un membre du renseignement. Au même moment, Gérard
#Larcher, 2ème personnage de l’État, pose publiquement la question de l’interdiction de LFI. François-Xavier
#Bellamy, vice-président des Républicains, estime de son côté que Philippe
#Poutou devrait être en prison…
Le climat médiatique est lui aussi particulièrement tendu. Sur
#CNews, Lara Tchekov, du
#JDD, affirmait que « des armes automatiques circuleraient parmi les émeutiers », en citant la
#DGSI. Contactée par BFMTV, la DGSI dément catégoriquement avoir transmis cette information, avoir été contactée par le JDD et dément également la véracité de l’affirmation. Plusieurs sources policières la démentent également. Autre fausse information diffusée sur CNews : Paul
#Amar affirmait que des commerces juifs avaient été incendiés à Marseille parce qu’ils étaient juifs. Bruno Benjamin, président du CRIF Marseille-Provence, a démenti tout ciblage antisémite établi. Le rôle des
#médias dans la montée de la
#haine et des tensions, notamment pour les organes du groupe
#Bolloré, sera-t-il posé ?
Dans ce contexte, 780 étudiantes et étudiants de 15 écoles de
#journalisme dénoncent le traitement médiatique des mobilisations lycéennes et appellent à défendre une information indépendante, respectueuse de la
#déontologie et de son rôle de contre-pouvoir.
L’Union européenne appelle parallèlement la France à « protéger » le droit de
#manifester pacifiquement et à ne pas assimiler les manifestants pacifiques aux auteurs de violences.
Enfin, la contestation est appelée à se poursuivre : après la mobilisation massive du
#17octobre, la coordination des Gilets jaunes annonce un « acte II » pour le
#24octobre, tandis que les syndicats maintiennent leur rendez-vous du
#5novembre, estimant que leurs revendications sont passées au second plan.
À 6 mois de la présidentielle, mobilisation sociale, restrictions des libertés publiques, accusations de pressions sur le renseignement, désinformation médiatique et durcissement du débat politique se télescopent dans une crise politique majeure…