Je ne m’attendais pas à ça.
La vidéo est apparue sur mon fil.
Je n’ai pas compris tout de suite puis je l’ai lancée.
Et là, la même angoisse que le 7 octobre. Brutale. Physique. Une sensation que je connais heureusement peu.
Elle m’a envahie d’un coup.
Sabine Taasa a survécu au massacre.
Son fils Or, 17 ans, a été assassiné sur la plage de Zikim.
Son mari Gil a été tué en se jetant sur une grenade pour protéger leurs deux jeunes fils.
Les enfants, blessés, sont restés dans la maison avec le corps de leur père.
Elle est allée à Delft, aux Pays-Bas, pendant la projection du film de propagande NAZA.
Elle a pris le micro.
Elle a demandé où était son mari dans ce film.
Où était son fils.
Où était le 7 octobre.
La salle a répondu.
« We don’t care. »
« Shame on you. »
« Go away. »
« Free Palestine. »
Une mère en deuil, debout devant l’écran.
Une foule qui ne veut pas entendre.
Qui préfère victimiser les assassins et faire taire la veuve.
J’ai cru avoir tout vu.
À la fin de la vidéo, j’avais envie de vomir.
Je n’ose pas imaginer ce qu’a ressenti Sabine Taasa.
Certains diront que c’est du déjà vu.
Que depuis trop longtemps une partie de la gauche flirte avec l’islamisme et raille les victimes israéliennes.
C’est vrai. J’aurais pu écrire ça aussi.
Mais là, à quelques heures de Shabbat, ça m’a touché autrement.
Malmené.
Rappelé une chose simple : chaque Juif, partout, est aujourd’hui en danger et l’humanité dont on nous rebat les oreilles n’existe plus que dans les livres.
Alors je m’adresse à vous.
À vous, concitoyens français qui n’êtes pas juifs.
Ne lâchez rien.
Montrez que vous êtes là.
Pour vos frères juifs, oui mais pas seulement pour eux.
Pour la vérité.
Pour refuser que le mal qui se répand dans notre société, dans les salles, dans les facs, dans les rues, sur les écrans devienne la norme.
Ce qui s’est passé à Delft n’est pas un incident néerlandais. C’est déjà ici.
Et si vous vous taisez, ce silence deviendra le leur.
Comme l'a écrit
@geertwilderspvv, homme politique Néerlandais : « Une foule peut étouffer une voix. Pas la vérité. »
À condition que d’autres voix se lèvent...