J'ai 24 ans et je suis profondément inquiet pour l'avenir de notre pays.
C'est la première fois que je parle publiquement d'un sujet aussi politique. Cela fait des années que j'hésite. Avec les images d'aujourd'hui, j'en ressens le besoin.
Voir des Français manifester, je peux le comprendre.
Mais voir des commerces pillés, des voitures incendiées ou des bâtiments publics saccagés, je ne l'accepterai jamais.
On peut être en colère. On peut contester. C'est un droit fondamental.
Mais depuis quand détruire le pays dans lequel on vit est-il devenu une réponse acceptable ?
Derrière chaque boutique détruite, des commerçants, des salariés, des familles. Derrière chaque bâtiment public dégradé, une facture payée par les contribuables.
Certains discours politiques entretiennent, à mes yeux, une ambiguïté dangereuse. Défendre le droit de manifester ne justifie jamais d'excuser les casseurs.
Et surtout, comment en est-on arrivés là ?
Il y a 50 ans, la France bâtissait des centrales nucléaires, développait le TGV, faisait voler Concorde et préparait Ariane. Nous savions innover et construire pour les générations suivantes.
Je crois que nous payons des décennies de laisser-aller.
Depuis 50 ans, des politiques de tous bords nous ont habitués à croire qu'on pouvait tout promettre, tout financer et distribuer toujours davantage sans se demander qui paierait.
On a fait croire que l'argent public était MAGIQUE.
Nous en payons le prix : dette immense, école en difficulté, santé sous tension, retraites à réformer, insécurité qui inquiète.
Et pourtant, la France figure parmi les pays les plus taxés.
Notre éducation financière est insuffisante. Donner plus à l'école est juste. Mais avec quel argent ?
À chaque réforme, chacun espère que l'effort sera demandé aux autres.
Nous devons réformer les retraites, mieux gérer l'argent public et encourager le travail.
Et accepter notre part de responsabilité. L'État ne peut pas tout résoudre : chaque choix a un coût, et on ne peut pas tout financer. Il faut fixer des priorités, apprendre à gérer notre argent, préparer notre avenir et ne pas tout attendre d'un État « nounou ».
En tant qu'entrepreneur, je vois ce qu'il faut pour créer de la valeur, payer des salaires, investir et construire en France.
Je connais des entrepreneurs partis. Pas parce qu'ils détestaient leur pays, mais parce qu'ils ne se reconnaissaient plus dans son fonctionnement.
Ce qui me désespère, c'est que notre pays a tout pour réussir : des talents, des chercheurs, des travailleurs, une histoire et un patrimoine extraordinaires.
Nous devons retrouver le sens du travail, de l'effort, de la responsabilité, du respect de l'ordre et de l'intérêt collectif.
Ce post me vaudra peut-être des critiques, des insultes. Je m'en fou.
Je n'ai pas envie de quitter la France. J'ai envie d'y vivre, d'y entreprendre et d'y construire mon avenir.
Parce que j'aime ce pays.
Et parce que je refuse de croire que son déclin est une fatalité.
À bon entendeur.
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