Aujourd’hui : Tiznit, mémoire impériale oubliée. 🇲🇦 // Lfouryane lbachari...
On parle souvent des grandes villes du Maroc.
Mais certaines perles historiques sont laissées à l’abandon.
Avant même sa formalisation par
Hassan Ier, la région de Tiznit appartient au Souss médiéval,
➡️ un espace stratégique entre Sahara, Atlantique et intérieur du Maroc.
Dès l’époque des dynasties comme les
Almoravides et les Almohades,
le Souss est integré à des réseaux commerciaux transsahariens majeurs.
C'est un foyer religieux très important egalement.. les innombrables zaouias de la region structurent le territoire en renforçant la l'influence spirituelle et sociale locale..
C’est dans ce contexte que se développe un savoir-faire clé :
➡️ l’argenterie amazighe, liée aux échanges commerciaux mediévaux.
L’argent circule → les artisans le transforment → une identité naît.
Les bijoux de Tiznit ne sont pas “folkloriques”.
Ce sont des marqueurs sociaux, economiques et culturels herités de pratiques anciennes :
dot, statut, protection symbolique…
Plus récemment, Tiznit est surnommée la “petite Taroudant”, à quelques minutes de la plage d’Aglou, connue pour son ambiance familiale.
Une ville au patrimoine exceptionnel,
qui peine à être valorisée.
Mais en 2026, le contraste est frappant :
Tiznit n'est plus qu'une zone de relégation silencieuse ..
➡️ On y déverse absolument tous les rejets de la société, tous les fous.. les sdf.. et les subsahariens des grandes villes du Nord, dont on ne veut pas entendre parler...
Tiznit n'est plus appelée que par "Al Fouryane al bachari" comme l'explique si bien cette vidéo.. (La fourrière humaine)...
Et c’est peut-être ça, le vrai sujet :
Comment une ville avec une telle histoire peut-elle sortir progressivement du récit national ?