Chers camarades de
@LutteOuvriere
Merci pour votre texte qui mâa beaucoup fait rire. Et câest bon de rire ! đ
Vous dites que le Pape a eu besoin des « techniques de communication modernes » pour rassembler des foules. Je dois vous rassurer : pendant 19 siĂšcles, nous nous sommes dĂ©brouillĂ©s sans. Au dĂ©but, on avait juste 12 pauvres types qui sentaient la sardine et pas de budget com. Quant au cĂŽtĂ© moderne, nous utilisons surtout une formule trĂšs ancienne : un peu de pain, un peu de vin et une bonne nouvelle. Ăa fait 2000 ans que ça marcheâŠ
Puis-je me permettre une question : oĂč donc avez-vous vu des jeunes « mal Ă lâaise » ? Ceux qui Ă©taient au
@StadeFrance vendredi dernier mâavaient lâair sacrĂ©ment bien dans leurs pompes. Oui, ils cherchent (entre autres) dans leur foi « un bol dâair humaniste et collectif » et je crois quâils ne se trompent pas. Les premiers chrĂ©tiens « mettaient tout en commun » (Livre des Actes des ApĂŽtres 2, 44). Ils ont fait le communisme avant vous, sans goulag et sans plan quinquennal. Sans brĂ»ler des voitures ni briser des vitrines non plus...
Quant Ă l'idĂ©e de changer le monde « ici-bas » plutĂŽt que d'attendre, je suis bien dâaccord avec vous. Câest dâailleurs pour ça que lâĂglise catholique a créé des hĂŽpitaux, des dispensaires, des accueils de jour et de nuit, des Ă©piceries sociales, des Ă©coles, des orphelinats, des maisons de retraite, des universitĂ©s et le Secours catholique. Vous, pendant ce temps-lĂ , vous avez rĂ©digĂ© des motions. Certains de vos amis nous disent que nous sommes « une secte qui a rĂ©ussi » mais des sectes avec MĂšre Teresa comme gourou, on en veut bien dâautres !
Enfin, vous reprochez au pape de dĂ©fendre la vie de la conception jusquâĂ la mort naturelle. LĂ , jâavoue, je plaide coupable. Avec LĂ©on XIV, nous voulons en effet dĂ©fendre les plus faibles, ceux qui nâont ni syndicat, ni voix, ni carte du Parti.
Avec toute ma fraternitĂ© (la vraie, celle qui nâexige pas dâautocritique),
Un réactionnaire qui prie et chante le dimanche.