Je suis passé par Rennes 2.
Je vais vous expliquer ce qui se passe là-bas.
Rennes 2 ressemble davantage à un centre de formation à l’extrême gauche qu’à une université publique.
Quand je suis arrivé, j’étais très peu politisé. Je viens d’une famille ouvrière, j’écoutais les profs, leurs documentaires anticapitalistes, leurs discours à sens unique… Et sans même m’en rendre compte, je commençais à devenir de gauche.
Sauf qu’en parallèle, j’ai commencé à entreprendre. Et avec le temps, j’ai réalisé à quel point ce qu’on nous racontait en cours était orienté et déconnecté de ce que je découvrais sur le terrain.
On nous explique pendant des heures pourquoi le capitalisme est mauvais. Mais présenter ses avantages, défendre l’économie de marché ou simplement exposer les arguments opposés ? Ça, bizarrement, jamais.
Je me souviens d’un enseignant qui, pour une simple chaise cassée dans un amphi, nous avait sorti très sérieusement un truc du genre : « À votre place, ça fait longtemps que j’aurais bloqué l’université. C’est plus ce que c’était les jeunes. »
Et ce genre de réflexion, c’était constamment. Des incitations à manifester, à bloquer la fac, parfois pour des prétextes complètement lunaires.
Certains enseignants sont même engagés politiquement, notamment chez LFI.
Personnellement, je considère qu’un enseignant qui s’engage activement dans un parti politique ne devrait pas pouvoir conserver son poste dans l’enseignement public. La neutralité devrait être une exigence fondamentale.
On finance ces universités avec nos impôts pour former des esprits critiques, pas pour fabriquer des militants politiques.
Une université publique n’a pas à devenir le prolongement idéologique d’un parti. C’est une honte.
Rennes 2 : les campus resteront fermés la semaine prochaine. La présidence a envoyé aux étudiants des photos des importantes dégradations à Villejean. Plusieurs bâtiments ne sont plus aux normes de sécurité.
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