🔴Sur Gaza, le débat de la primaire sur LCI a fait apparaître un désaccord de fond : peut-on appeler les Juifs à dénoncer la politique de Benjamin Netanyahou pour combattre l’antisémitisme en France ?
@RoyalSegolene le suggère ;
@JeromeGuedj et
@rglucks1 y voient une essentialisation qui associe les Juifs, en tant que tels, aux exactions du gouvernement israélien. Quant à
@faureolivier, il plaide pour l'usage du mot de « génocide ».
[LISEZ LE DIALOGUE]
Ségolène Royal : « Il faudrait plus de voix israéliennes et juives pour dire que ce qui se passe est intolérable, parce que c’est ça qui freinera l’antisémitisme. »
Jérôme Guedj : « C’est incroyable comme injonction, Ségolène, si je peux me permettre. »
Raphaël Glucksmann : « Quelle est la relation entre les Juifs et Netanyahou ? »
Ségolène Royal : « Eh ben si vous pensez que tout va bien et qu’il faut laisser monter l’antisémitisme… »
Jérôme Guedj : « On n’a pas demandé aux Français musulmans de hausser la voix pour se désolidariser des crimes commis par Daech, et fort heureusement. »
Raphaël Glucksmann : « Je dénonce Netanyahou, pas parce que j’ai des origines juives. Je dénonce Netanyahou parce que je suis un humaniste, révolté par ce qui se passe à Gaza ! […] Il faut faire attention aux mots qu’on emploie. Les Juifs ne sont en aucun cas liés à la politique de Netanyahou. »
Ségolène Royal : « Si les mots sont importants, il faut reconnaître le génocide. Voilà. »
Olivier Faure : « Prononcer le mot de génocide, ça a un poids. Quand Pedro Sánchez parle d'un gouvernement génocidaire, ça a du poids. Et nous avons besoin de ce poids-là pour dire stop à ce massacre insupportable. »