🇫🇷 Ils ont grandi avec le chaos comme décor.
Les Gilets jaunes.
Le Covid.
L’inflation.
Les crises politiques successives.
Puis le 17 octobre, le
#18octobre et maintenant les regards déjà tournés vers le
#24octobre.
À force, on finit presque par oublier de poser la question la plus importante : que devient une génération qui grandit avec l’impression que chaque année apporte sa nouvelle crise ?
Certains décrochent déjà de l’école. D’autres ne croient plus aux institutions, à la République, au Président, ni même à la possibilité d’un avenir meilleur.
Et pourtant, c’est précisément cette génération qui devra prendre la suite.
Médecins, ingénieurs, techniciens, artisans, soignants, développeurs, enseignants : demain, le pays aura toujours besoin d’eux.
Dans le même temps, l’industrie et la technologie évoluent à une vitesse considérable. L’IA et l’automatisation transforment déjà le travail. Ceux qui décrochent aujourd’hui risquent d’arriver demain dans un monde qui aura changé sans les attendre.
C’est peut-être là que se trouve le véritable danger.
Une génération qui ne connaît que l’instabilité peut finir par considérer l’instabilité comme la normalité.
Aujourd’hui, on compte les
#Pillages, les interpellations, les commerces détruits et les millions d’euros de dégâts.
Demain, les conséquences ne se compteront peut-être plus seulement en euros.
Elles seront humaines, sociales et nationales.
On peut reconstruire une vitrine.
Reconstruire une génération entière est autrement plus difficile.