Anna Lewandowska sur l'adieu de Robert Lewandowski au FC Barcelone au Spotify Camp Nou : « Même aujourd'hui, quand j'y pense, j'ai envie de pleurer. Il y avait un énorme trafic dans la ville et pour arriver à temps, je suis allée au stade en scooter. Je n'arrivais pas tout à fait à réaliser que Robert disait vraiment au revoir au Camp Nou. Je savais que c'était notre dernier moment dans le grand football. Robert m'avait déjà dit qu'après le coup de sifflet final, il y aurait une cérémonie d'adieu. Quand j'ai senti la pelouse du Camp Nou sous mes pieds et que j'ai vu tout le monde autour, des larmes sont montées à mes yeux. Et quand Laura a serré Robert dans ses bras, ça m'a complètement brisée. J'ai vu qu'il pleurait aussi. Pour moi, c'étaient des moments très durs. Jusqu'au bout, j'espérais qu'on resterait à Barcelone. Bien sûr, Munich aussi regorge de souvenirs, c'était là le sommet de la carrière de mon mari. Mais la façon dont les gens à Barcelone vivent le football, le nombre de Polonais qui venaient pour les matchs de Robert, la manière dont ils vivaient ses rencontres, c'était incroyable. Barcelone est liée à de grandes émotions footballistiques. On sait que ça ne reviendra pas à ce point-là. Ce n'est un secret pour personne, je ne voulais pas déménager. J'ai même cherché des solutions différentes – par exemple, qu'on voyagerait en famille pour rejoindre Robert. Mais on sait bien que sur le long terme, ça n'aurait pas fonctionné. J'ai lutté avec moi-même. On a clos un chapitre à cause de mon mari, qui le voulait, mais j'étais dans un endroit que je ne voulais pas quitter. Et où je me sentais heureuse. Ça m'a coûté beaucoup. Maintenant, on se sent vraiment bien à Chicago.
J'ai reçu énormément de messages. J'ai toujours eu une très bonne relation avec le président du club, Joan Laporta. Il voyait les émotions avec lesquelles je me débattais. Il est même venu me voir au stade. Il m'a dit : « Je sais ce que tu ressens, mais souviens-toi que ce sera toujours ta maison. Et que vous pourrez toujours revenir ». J'ai énormément de nostalgie pour cette ville.
Le meilleur moment à Barcelone ? J'ai en tête plein d'images. Le stade, la maison près de la plage, mon studio Edan au centre de Barcelone. L'équipe avec qui je travaillais au quotidien. La promenade avec le chien sur le boulevard en bord de plage. Les paysages typiques de Barcelone – les scooters dans les rues, le littoral. De petits instants qui peuvent sembler insignifiants, mais qui sont restés gravés dans ma tête et qui ont fait que j'ai aimé cette ville si fort. À la fin de notre séjour à Barcelone, j'ai participé avec l'équipe à une course de 10 km. 3 ou 4 personnes sont venues me voir et m'ont dit quelques mots gentils pour me dire au revoir. J'en ai eu des frissons. J'ai réalisé à quel point j'avais pris racine à Barcelone. Les gens m'ont connue comme la femme de Robert, mais aussi comme Ania, qui a ses propres projets. Je dirige le studio Edan, où les gens viennent avec plaisir. Mes amis les plus proches m'ont organisé une fête d'adieu sur la plage. J'ai reçu d'eux plein de mots de soutien.
J'ai le sentiment que Barcelone a aimé Robert. Le club se souvient de lui, il l'a inscrit sur la liste des légendes. Même si les gens font aujourd'hui des montages vidéo avec mon mari, il est le plus souvent en maillot de Barcelone. Robert s'est vraiment attaché à ce club. C'était pour lui quelque chose de bien plus important qu'un contrat.
« Je peux dire sans hésiter qu'on a plusieurs foyers. On est de Pologne, on a vécu récemment à Barcelone et à l'avenir, on y retournera sûrement. Chicago, c'est une étape. En même temps, je sens un peu que c'est déjà aussi mon foyer. Je suis contente qu'on ait quitté l'hôtel, qu'on ait notre chez-nous. Je ne cache pas que le processus de déménagement a été exigeant. On a tout réorganisé de zéro, des écoles aux divers documents. Il a fallu apprendre à vivre de l'autre côté du monde. C'était un gros défi. »
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