Putain, trois ponettes. Trois.
Entrées dans un pré la nuit, attachées, entravées comme des objets, une bassine retournée pour monter dessus, et ce malade qui leur enfonce un bâton dans le sexe jusqu’à les déchirer. Clitoris abîmés, vagins en sang, lésions utérines. « Digne d’un film d’horreur » disent les gérants. Elles tremblaient, terrifiées, et certaines ne pourront plus jamais avoir de petits. C’est leur famille à eux, ces poneys. Pas des trucs.
Et le dimanche matin à 7h15, la proprio seule avec son gosse découvre ça. Un bâton souillé laissé sur place.
Et l’auteur c’est qui ? Un quinquagénaire, Karim, 17 mentions au casier. Déjà condamné en 1995 par les assises du Doubs à 10 ans de réclusion pour viol sur sa belle-sœur (ou belle-fille selon les versions, lui il dit « erreur judiciaire, bénéfice du doute »). Il nie tout, évidemment.
« J’ai pas touché le bâton », « pas d’ADN ». L’avocate plaide la relaxe et critique l’enquête. La procureure demande les 3 ans max, cruauté particulière. Le tribunal lui file 2 ans. Deux ans. Et il rejoint la prison.
Deux ans pour avoir violé trois ponettes avec un bout de bois après avoir déjà pris 10 ans pour un viol sur une humaine. Deux ans alors que ces bêtes sont démolies, traumatisées à vie, dans un état catastrophique. Les propriétaires sont bouleversés, absents au tribunal, et leur avocat dit clairement : ce ne sont pas des objets. Mais apparemment pour la justice, baiser des poneys à coups de bâton après un casier déjà bien chargé, ça vaut moins que le maximum.
On a un type qui passe des femmes aux animaux, qui nie en face des images, qui a un casier de 17 lignes, et on lui met deux ans. C’est ça la réponse. Les gérants ont eu peur qu’il s’en prenne ensuite à une femme ou un gosse. Ils avaient raison de se poser la question. Et maintenant il est dedans pour deux ans.
On verra bien ce qu’il fera en sortant. Ces ponettes, elles, elles resteront brisées.