Ex-flic. Auteur. Dernière parution : "New York Mosaic", rue Fromentin.

Allez, c’est l’heure de la perme ! À plus !
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« Verre de vin à partir de 6 euros ». C’est le prix de la bouteille, you bloody bastard.
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Une fois n’est pas coutume, j’ai fait un rêve onirique cette nuit tout à fait optimiste. Dans un geste électoral plein de panache, les Français élisaient pour président un ephebe hargneux, mélange de Milei et de père Ubu, lequel prenait rapidement les choses en main. Le pays tout entier devenait alors une sorte de grand Disneyland, moitié Puy du fou, moitié décor de « Plus belle la vie ». Les hommes étaient obligés de travailler dans de gigantesques brasseries de la taille de supermarché. Moustache bien taillée, chemise en gros coton, pantalon soutenu par des bretelles tricolores, ils slalomaient entre les tables en chantonnant du Charles Trenet, leurs plateaux encombrés d’entrecôtes Picard -frites à 35 euros. Les femmes, elles, étaient tenues par la Grande Loi de Finance Perpétuelle de tenir des comptes OF où elles vendaient des photos de leurs pieds à des gars de la Silicon Valley. Celles qui n’étaient pas tentées par cette aventure photographique étaient invitées à vendre tout un tas de machins sur Vinted, y compris leur utérus. À noter que toute évaluation inférieure à 4 étoiles pouvait vous valoir de la part de l’administration centrale une mesure d’exclusion sociale de 3 à 6 mois, renouvelable. Chaque mois, un concours d’excellence récompensait les meilleurs lycéens du pays, ceux capables d’épeler leur nom sans faute et de dessiner un mouton avec le bon nombre de pattes. Le problème de la dette avait été réglé en bazardant tout aux Qataris, même les nourrissons, les plus beaux étant envoyés et élevés au Moyen-Orient pour d’évidentes raisons de diversité ethno-culturelle. Je ne vous en dis pas plus, faute de temps, mais sachez que tout le monde était très heureux parce que l’âge du départ en retraite n’avait pas bougé d’un seul jour. Allez, bonne journée (et bonne manif) !
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Rien de bien sensationnel, en vérité, je devrais même avoir honte quand je découvre la sélection de certains ici. Mais elle colle assez à qui je suis et à ce que je fais. Chandler, c'est une évidence, et "The Long Goodbye" est son meilleur livre. Jamais la ville n'a été aussi bien décrite, jamais les tourments des hommes qui la peuplent si bien saisis et l'éternelle solitude de Marlowe a toujours trouvé un étrange écho en moi. Joseph Mitchell, célèbre journaliste du New Yorker s'inscrit aussi dans cette perspective. Quant à Ellroy, avec sa construction du récit avec autant de personnages que d'angles narratifs, il est un maitre absolu. "Glengarry Glen Ross", c'est ma rencontre adolescent avec le théâtre américain. Des agents immobiliers ont une semaine pour regonfler leurs chiffre d'affaire où ils prennent la porte. Qui dit Théâtre américain, dit Clifford Odets. Theatre de relation, de contrainte, de force. Sa première pièce, "Waiting for Lefty'. date de 1935. Des chauffeurs de taxi attendent leur délégué syndical, un certain Lefty. En attendant, ces hommes discutent entre deux. Ils sont pauvres, craignent le chômage, vivent des humiliations quotidiennes. A la fin de la pièce, on apprend que Lefty est mort et les chauffeurs de taxi laissent éclater leur colère. Sans surprise, Clifford était un lecteur attentif de Tchekhov, comme Mamet et, plus modestement, comme moi. J'ai toujours trouvé un peu anecdotique le Tchekhov-dramaturge (La Cerisaie est une purge, voilà la vérité). En revanche, le Tchekhov nouvelliste survole à peu près tout le monde. Mamet, Odets et le théâtre américain des années 50 m'ont amené à Pinter. Autre grand choc théâtral. Pour moi, "Le retour" est sa meilleure pièce. Là encore, il s'agit d'un théâtre de pouvoir, mais avec un détournement vertigineux du langage et une sexualité toujours empêchée, refoulée, qui crée le malaise. Shakespeare, évidemment, qui m'a fait entrer dans le théâtre élisabéthain qui, pour moi, est le meilleur théâtre qui soit. C'est un théâtre d'action, assez peu psychologique, très exigeant en terme d'écriture. Un prof de théâtre m'a dit un jour " ce théâtre est très simple, tu réunis deux personnages dans une même pièce, tu fais sonner le téléphone et tu répands du sang sur les murs pendant 1h20. " Enfin, Syd Field...Qu'est-ce qu'un manuel d'écriture vient faire dans une sélection des "9 livres que je n'oublierai jamais". Eh bien, le grand manitou du scénario enseigne à ses élèves qu'aussi bons qu'ils pensent être, ils ne le seront jamais au point de se passer de travailler sur la structure de leur histoire. Incident déclencheur, plot-points, relance du deuxième acte et climax. On est pas obligé de tout acheter en bloc, mais tout auteur gagne à le lire. C'est une leçon de travail et d'humilité.
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WHERE IS THE MONEY, LEBOWSKI ?
🔴 Jeunesse : "On augmente les salaires, on donne des revenus aux jeunes, on recrute massivement dans les services publics", défend Louis Boyard, député LFI du Val-de-Marne. Le projet de LFI : rompre avec la "politique de l’offre" au profit de celle "de la demande". #Canal16
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Très heureux de constater que mon bouquin est déjà vendu à prix cassé sur toutes les plateformes dédiées (il est sorti le 27/8). C’est le jeu, ma pauvre Lucette, mais vous comprendrez qu’on ne peut pas s’en sortir avec un tel dispositif.
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L’idée ici, c’est d’aligner le casting le plus zinzin possible car casting zinzin = dingueries = conflit = théâtre = public = recettes publicitaires. Je ne suis pas très client, pour tout dire.
Policier frappé à Belfort et conditions d'interpellation d'un mineur: "Ce qui est grave, c'est qu'un commissaire de police agisse comme ça; il a cherché à terroriser ce jeune", assure Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière
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Les vidéos des lycéens et des lycéennes qui revendiquent de bosser moins, d’avoir du temps pour eux et qui ne veulent pas “vivre nos vies de clebards” me renvoient à chaque fois à cette fille, intermittente du spectacle, 20-23 un truc du genre qui, opportunité rare dans le métier, se retrouve sur le point de travailler régulièrement dans une grosse boîte de prod que je connais. Triple avantage pour elle : l’expérience, le CV et l’assurance de faire ses 507 heures sans trop de difficulté. En un mot, le jackpot. Le hasard veut que, petite souris que je suis, j’assiste à une discussion entre cette jeune femme et un des grands chefs à plumes de la boîte. Voilà que, sortie de nulle part, elle commence à broder sur ses indisponibilités le week-end “parce que je fais des compétitions de skate”. Le gars hausse un sourcil et demande “des compétitions de quoi ?” - De skate board. - ok…Donc, t’es pas dispo le week-end ? - pas tous les week-ends, hein ? Je dirais un sur deux. - ok. Pas de problème. Je comprends. C’est cool… Bien sûr, ils ne l’ont pas rappelée. Un jeune gars travaille aujourd’hui à sa place et je crois même qu’elle a perdu son statut d’intermittente, faute d’heures travaillées. Je ne dis pas que c est bien, je dis juste que c’est comme ça que le monde fonctionne en dehors d’un 9-5 au bureau du logement de la mairie de Senlis.
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On m’a offert un de ces fameux “magnetic poetry kit”. Pardon, mais vous allez en bouffer.
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Encore un pitch incroyable pour un unitaire de France 2. Prévoir le débat d’après téléfilm “vivre en pavillon, vive ensemble”. Regards croisés sur l’habitat avec Jean-François Martien, chercheur au CNRS et Inès Laparité, députée PS, spécialiste des questions de logement.
« Régler cette histoire une fois pour toutes » : dans le Béarn, Xavier, 90 ans, a abattu ses voisins après trois décennies de disputes ➡️ l.leparisien.fr/Hiel
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« C’est là qu’est le pognon, gros…tu sais ce qu’il te reste à écrire. Signé : ton éditeur. » (Authentification du message reçu en cours)
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